Afin de réaliser un film documentaire sur Emilio Canzi, militant narchiste de Piacenza, recherchons témoignages et documents iconographiques.
arturo_zilli@yahoo.it
Busco posibles testimonios de personas que conociesen a mi paisano y familiar José Sampériz Janin (Candasnos 1910- Gusen 1941) militante anarquiste y despues comunista, escritor y intelectual de valia.
vlabara@telefonica.net
Le 1er avril 1878, lors du Conseil de révision tenu à Charleville, Gustave Bouillard manifeste ses opinions antimilitaristes ; arrêté il aggrave son cas en déclarant « les agents de police et la gendarmerie sont des canailles » ce qui lui vaut une peine de 8 jours de prison. Le 8 juin 1885, il subit une nouvelle condamnation à un mois pour avoir traiter des gendarmes de « lâches ». Le 21 décembre 1888, lors d’une réunion électorale à Nouzon, il invective le maire : « Je t’emmerde toi et ton écharpe ; je suis anarchiste, je ne reconnais pas ton autorité ». Pousuivi, il est condamné à 6 semaines de détention.
Après une longue période de maladie, il est embauché en août 1891 à l’entreprise Génot de Nouzon et adhére à l’automne au groupe anarchiste Les Sans Patrie fondé à Charleville le 10 octobre. Fin avril 1892 il est arrêté à Nouzon pour son appartenance au groupe et est inculpé « de complicité dans une association de malfaiteurs ». Relaxé le 15 mai 1892, il n’a sans doute plus de travail, et pour subsister avec sa compagne Félicie Lebeau et leur enfant âgé d’un an, il vend la presse anarchiste à Rethel. A la même époque il affiche les placards du Père Peinard à Revin et dans toute la région et accompagne la tournée ardennaise de Fortuné Henry. C’est au cours de cette tournée, que le 4 octobre 1892, il identifie à l’entrée de la salle le commissaire de police Givet signalé par « Taisez- vous là-bas, voilà la mouche et ça pique ! » ce qui déclenche une bagarre et la fin de la réunion. Comme le commissaire lui barre la sortie, il l’invective en lui disant « Tu m’empêches de passer sale mouchard, fous moi le camp ou je vais te casser la gueule ». Invective qui lui vaut une condamnation à 3 mois de prison par le tribunal de Rocroi.
A sa sortie de prison Bouillard adhére au groupe anarchiste communiste Les Deshérités fondé à Nouzon le 4 septembre 1892 et dont le principal responsable était Emile Roger. Il fit sans doute partie du groupe de 17 anarchistes de Nouzon, poursuivis en décembre 1892 suite à l’apparition sur les murs de la ville dans la nuit du 6 au 7 décembre d’un placard intitulé « Dynamite et Panama » commençant par cette phrase : « Il y a quelques semaines la dynamite parlait. Sa forte voix agréable à nos oreilles faisiat défaillir toute la haute pègre des dirigeants et des exploiteurs ». Ce placard publié par le groupe L’avant-garde de Londres avait été interdit en France et son affichage à Nouzon coincidait avec l’envoi de nombreuses lettres anonymes de menaces à des chefs d’atelier. Toutefois faute de preuves, l’instruction se soldera par un non-lieu.
Bouillard est l’objet les 21 janvier et 21 juin 1894 de perquitions de la police qui ne trouve rien. Puis il continue de participer aux réunions du groupe Les libertaires de Nouzon fondé en 1896 qui, à partir de septembre 1904 se tiendront à la colonie libertaire L’Essai fondée à Aiglemont l’année précédente par Fortuné Henry. Le 7 décembre 1910 la police signale qu’il a versé 0,50f pour soutenir le journal La Guerre Sociale. Gustave Bouillard est décédé à Nouzon en 191 ?.