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LACERDA DE MOURA, Maria
Née à Manhuassu (Minais Gerais) le 16 mai 1887 – morte le 20 mars 1945 - Professeur de travaux manuels - Barbacena – Sao Paulo – Rio de Janeiro
Article mis en ligne le 11 février 2008
dernière modification le 10 janvier 2014

par R.D.
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Maria Lacerda de Moura

Née à la ferme Monte Alberne à Manhuassu (Etat de Minais Gerais), Maria Lacerda fit ses études primaires à l’externat de l’Asile pour orphelins de Barbacena. Pour contrebalancer l’enseignement donné par des religieuses, son père lui faisiat traduire, dès l’âge de 10-12 ans, des textes anticléricaux. Entrée à l’Ecole normale de Barbacena en 1900, elle fut diplômée en 1904, année où, en janvier, elle avait épousé Carlos Ferreira de Moura.

Nommée vers 1909 professeur de travaux manuels à l’Ecole normale, elle allait ensuite enseigner la pédagogie avant de devenir la directrice de l’annexe de l’Ecole. Se mêlant petit à petit à la vie sociale, elle allait organiser avec d’autres femmes des fêtes pour récolter des fonds et améliorer le logement des plus pauvres : c’est ainsi qu’elle fit construire sur une colline de Barbacena (Distrito Villa D.Vicoso) 22 barraquements qui seront cédés aux plus nécessiteux. Puis elle étudia la pédagogie (en particulier les expériences de Montessori, Paul Robin, Sébastien Faure, Franisco Ferrer, etc.) et fonda la Ligue contre l’analphabétisme.

En 1921 elle partait pour Sao Paulo où elle entrait très vite en contact avec le mouvement libertaire. Elle travaillait alors dans une imprimerie tout en donnant de nombreuses conférences sur la pédagogie de l’Ecole moderne de Ferrer. Elle collaborait au journal anarchiste La Plebe où elle s’occupait plus particulièrement des rubriques « sciences des bases et annexes de la pédagogie ». En février 1923, elle fondait la revue Renascenca et se montrait très influencée par la pensée du philosophe libertaire Han Ryner. Elle déployait également une grande activité conférencière qui la rendait très populaire dans tout le cône sud (Uruguay, Chilin Argentine). Parallèlement à la défense de la pédagogie libertaire, elle fut également une pionnière au Brésil des luttes féministes. De 1928 à 1935 elle vécut à la communauté anarchiste La Guararema fondée en 1888 dans l’Etat de Sao Paolo par Arturo Campagnoli. Revenue en 1935 à Barbacena, elle ne put y retrouver un travail ayant été cataloguée comme « dangereuse communiste ». Elle partait alors pour Rio et s’installait avec sa mère dans une petite maison de l’île du Gouverneur où elle décédait le 20 mars 1945.

Oeuvre : - Em torno da educação (1918) ; - Renovação (Bello Horizonte, 1919) ; - A mulher moderna e o seu papel na sociedade atual (1923) ; - Religião do Amor e da Beleza (1926) ; - Han Ryner e o amor plural (Unitas, 1928) ; - Amai e não vos multipliqueis Civilização Brasileira editora, 1932) ; - A mulher é uma degenerada ? (Civilização Brasileira editora, 1932) ; - Fascismo : filho dileto da Igreja e do Capital.

P.S. :

Sources : Tierra y Libertad, Mexico, n°460, mai 1968 (article de E. Rodrigues)// Orto, Barcelone, n°42 mars-avril 1997 (article d’Edgar Rodriguez) //


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