Dictionnaire international des militants anarchistes
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KOKOCZINSKI, Georgette, Léontine [née BRIVADIS-ANGO] “MIMOSA”
Née à Versailles le 16 août 1907 – tuée le 16 octobre 1936 - Infirmière - Loches (Indre-et-Loire) - Paris 18 – Aragon
Article mis en ligne le 4 février 2008
dernière modification le 14 septembre 2023

par R.D.
Georgette Kokoczinski

Originaire d’une famille de la classe moyenne, Georgette Brivadis (du nom de sa mère, Léontine), puis Ango après la reconnaissance par son père Robert en 1908, avait quitté la maison familiale à l’êge de 16 ans pour gagner Paris où elle fut accueillie chez André Colomer dont la compagne, Magdalena, l’initia aux idées libertaires. Elle vécut ensuite à partir de 1925 en union libre avec Fernand Fortin et fut membre du groupe Éducation Sociale que ce dernier avait fondé à Loches en Touraine et où elle commença à intervenir dans les meetings et les festivals. Revenue à Paris en 1928, elle fit partie sous le nom de scène de Mimosa d’un groupe théâtral qui animait les réunions et les festivals libertaires en région parisienne. Selon Lola Iturbe « …quand elle avait fini son récital, elle descendait dans la salle et vendait La Revue anarchiste » (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à juin 1936) dont le gérant était son compagnon Fortin. A la même époque elle obtint un diplôme d’infirmière.

Georgette, surnommée « Mimosa » épousa en novembre 1931 le militant socialiste Mieczcjslaw Kokoczinski et fréquenta « les milieux socialistes d’extrême gauche, ce qui ne l’empêcha pas de maintenir des relations avec ses anciens camarades » (cf. L. Iturbe).

Le 18 septembre 1936 Georgette partit pour l’Espagne et s’enrôla dans le groupe international de la colonne Durruti. Envoyée sur le front d’Aragon où elle s’occupait avec entre autres les militantes allemandes Augusta Marx (ou Trude) et Madeleine Gierth de l’infirmerie et de la cantine, elle fut tuée avec plusieurs autres infirmières le 16 octobre 1936 lors de la bataille de Perdiguera où périrent plusieurs dizaines de volontaires étrangers dont les militants français Roger et Juliette Baudard, Yves Vitrac, Bernard Meller, Jean Delalain, Suzanne Girbe, Louis Recoulis, René Galissot, Jean Albertini, Jean Giralt, Raymond Bergé et Henri Delaruelle.

Les détails de sa mort ne sont pas connus mais il semble qu’elle fut capturée par les franquistes, fusillée avec d’autres compagnons, puis, selon certains témoignages que son corps fut brûlé dans une grange. Selon le témoignage d’Antoine Giménez, elle aurait été capturée avec Augusta Marx, une autre infirmière, puis les deux femmes, dénudées et éventrées mais encore vivantes, auraient été jetées sur la ligne de front où un compagnon les aurait achevées.

Après sa mort et en hommage, un groupe français adhérent à la Fédération anarchiste ibérique (FAI) de Barcelone portera son nom.


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