Dictionnaire international des militants anarchistes
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JOURNET, Claude
Né à Saint-Vallier (Saône-et-Loire) le 24 avril 1880 — mort en 194 ? — Ouvrier métallurgiste ; traminot — UA — UAC — AFA — CGT — Lyon (Rhône)
Article mis en ligne le 21 janvier 2008
dernière modification le 12 juillet 2024

par R.D.

Claude Journet avait été pendant la première guerre mondiale « affecté spécial » à l’usine Ernault d’Ivry (Val-de-Marne) où il était en 1916 membre du groupe des Amis de Ce qu’il faut dire. Il continua après la guerre de travailler à Lyon pour la même maison et fut délégué d’atelier. En 1919 il était le secrétaire du Comité de Défense Syndicaliste (CDS) de Lyon et habitait alors 169 route d’Heyrieux à Lyon-Montplaisir. Il aurait à cette époque diffusé le journal L’Internationale fondé par Péricat. En 1920 il travaillait comme traminot et était le secrétaire du syndicat CGT des Tramways (OTL) et délégué de son dépôt. Au printemps 1920 il avait été menacé d’exclusion du syndicat pour avoir refusé de verser 1 franc pour l’achat d’un objet d’art pour les "morts à l’ennemi" suite à une motion adoptée en assemblée générale (cf. Le Libertaire, 4 avril 1920).

Il était le responsable du groupe anarchiste Les causeries populaires, était membre de l’Union anarchiste (UA), collaborait régulièrement au Libertaire et allait participer à de nombreux congrès de cette organisation : premier congrès national de Paris (14-15 novembre 1920) où il s’opposa à la création de cartes et de cotisation “chaque camarade devant être assez conscient pour savoir qu’il doit aider dans la mesure de ses moyens” et se déclara adversaire du syndicalisme devenu un “champ de corruption”, congrès régional du sud-est à Lyon (juin 1921), deuxième congrès à Villeurbanne (26-27 novembre 1921), congrès régional de Romans (5 novembre 1922), congrès national de l’UA à Levallois (2-4 décembre 1923). En 1923 il était le secrétaire de la Fédération anarchiste du sud-est et son correspondant pour la Drôme. Il collaborait à la série du Libertaire quotidien (Paris, 4 décembre 1923 au 26 mars 1925), à l’organe de la Fédération du sud-est Le Réveil Libertaire (Lyon, au moins 8 numéros de juin 1923 à avril 1924) dont les responsables étaient Terrasson et Vernay ainsi qu’à L’Idée anarchiste (Paris, 1924) de L. Haussard. En 1922 il avait participé avec entre autres Guérineau, Boudoux et Casteu à l’enquête sur le "fonctionnarisme syndical" publiée par La Revue anarchiste de Sébastien Faure. Il était également en 1924 l’animateur du groupe lyonnais des Amis du Libertaire.

Après le congrès tenu à Paris les 30 octobre — 1er novembre 1927 par l’Union Anarchiste Communiste, où les plateformistes (du nom de la plate forme dite d’Archinov) l’avaient emporté, Sébastien Faure avait scissionné et fondé l’Association des Fédéralistes Anarchistes (AFA) dont Claude Journet devint membre. Il collaborait à cette époque à Libération (Saint-Genis-Laval, au moins 6 numéros en 1927-1928) fondé par Jules Vignes. En 1928 il était le secrétaire du Cercle d’Etudes Libres de Lyon, adhérent à l’AFA et fut le correspondant à Lyon de l’organe de cette nouvelle organisation La Voix Libertaire. Il collabora également au journal La Conquête du Pain (Boulogne-Billancourt, 45 numéros du 13 octobre 1934 au 13 décembre 1935) fondé par Fernand Planche et dont le gérant était Bidault. En juillet 1933, dans La Voix Libertaire, il avait pris l’initiative d’ouvrir une souscription en faveur du compagnon de Bordeaux, “dans une affreuse misère par suite de la maladie et d’opérations successives”.

Le 13 décembre 1936, il avait participé à l’assemblée régionale à l’issue de laquelle avait été formée la fédération du sud-est de l’Union anarchiste et au cours de laquelle il avait proposé d’intensifier la propagande contre la guerre, notamment par l’édition d’un tract mensuel édité par la Fédération, proposition qui fut adoptée par la quarantaine de délégués.

En 1937, Journet, qui demeurait 169 route d’Heyrieux et était inscrit au Carnet B, était le secrétaire du groupe de Lyon-Montplaisir de l’Union anarchiste (UA) dont le siège se trouvait à la Maison du peuple, 147 chemin de Saint-Priest.

Claude Journet est mort pendant la seconde guerre mondiale.


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