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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CHAMPALLE Louis, Jean
Né le 1er mai 1838 à Amplepuis (Rhône) - Tisseur - Lyon & Tarare (Rhône)
Article mis en ligne le 16 janvier 2008
dernière modification le 20 septembre 2018

par R.D.
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Tisseur à Lyon où il habitait, 87, Grande-Rue de la Croix-Rousse, Louis Champalle (parfois orthographié Chapalle), était membre de la fédération révolutionnaire de la région de l’Est, qui, dès mars 1881 groupait la plupart des anarchistes de la région de l’Est. A la mi novembre 1881 il avait été nommé trésorier de la section de La Croix Rousse aux cotés de Cottaze nommé secrétaire.

À la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882, et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882 (voir Cyvoct) , Champalle fut arrêté le 19 novembre 1882 ainsi que de nombreux militants de la fédération révolutionnaire et impliqué dans le procès, dit Procès des 66 (Voir Toussaint Bordat), qui s’ouvrit à Lyon le 8 janvier 1883, devant le tribunal correctionnel. Champalle, prévenu de la deuxième catégorie, fut condamné, le 19 janvier 1883, à six mois de prison, 50 f d’amende et cinq ans de privation des droits civils, peine confirmée par arrêt de la cour d’appel de Lyon, le 13 mars 1883.

Après sa libération, Champalle continua à militer. Fin 1883, selon la police, il était membre du groupe Les Justiciers dont faisaient entre autres partie Sanlaville, Hugonnard, Fabre et Sourisseau.

En 1887 il recevait à Villefranche des colis du journal Le Révolté (Paris) dont il assurait la diffusion.

Il fut l’un des animateurs du 1er mai 1890 à Lyon et, après la manifestation, prit la parole au meeting de la salle Rivoire devant 2 000 à 3 000 personnes.

Il y a sans doute identité (ou parenté) avec le Champal, domicilié 2 rue d’Arras à Tarrare qui en 1890 était membre du groupe Le Réveil Tararien.

Début 1892, il faisait partie du nouveau groupe Ni Dieu ni maître qui venait de se former à La Croix Rousse et qui se réunissait chez Fréneat., puis du groupe Le Réveil de la Croix-Rousse. Fin avril 1892, ayant échappé à la rafle préventive à la manifestation du 1er mai et au procès de Ravachol, il fut l’objet d’un avis de recherche. Il se fixa en 1894 à Tarare (Rhône).

P.S. :

Sources : Arch. Dép. Rhône 4 M 3, 4 M 6, 10 M, 1e mai 1890. — M. Massard, Histoire du Mouvement anarchiste à Lyon, 1880-1894, DES Lyon, 1954 = Notice de J. Maitron in "Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier...", op. cit. // Notes D. Dupuy// Arc. Nat. F7/12504 // Le Temps, 28 avril 1892 // AD Rhône 4M306, 4M307, 4M312 //


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