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Dictionnaire international des militants anarchistes
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GIORLANDO, Giuseppe « PEPPINO » ; « BURURUBU »
Né à Grammichele le 20 décembre 1900 – mort le 20 février 1967 - Coiffeur – Grammichele (Sicile) – Marseille (Bouches-du-Rhône) – Paris
Article mis en ligne le 8 août 2007
Dernière modification le 5 août 2019

par R.D.

D’abord militant socialiste très actif dans les mouvements d’occupations de terres, Giuseppe Giorlando était devenu anarchiste fin 1920 et était entré en contact avec Paolo Schicchi et les anarchistes de Palerme. Le 15 septembre 1921 il émigrait clandestinement en France où à Marseille, il ouvrait un salon de coiffure. Il fournissait alors l’hospitalité et du travail aux compagnons siciliens exilés. Diffuseur des journaux publiés par Schicchi il récoltait également des fonds en faveur des prisonniers politiques.

Début 1930, il montait à Paris où il ouvrait un nouveau salon et collaborait à divers titres de la presse libertaire dont L’En Dehors d’E. Armand et surtout L’Emacipazione (San Francisco, 1927-1932) édité par Vincenzo Ferrero. En juillet 1931 il était impliqué avec Barbieri, Fosca Corsinovi, Volterra, Magni, Coltan et d’autres, dans l’envoi en Italie de deux paquets explosifs : l’un ayant explosé en gare de Rome, l’autre ayant été désamorcé en gare de Milan. La police le soupçonnait également de participation à l’envoi de deux lettres piégées adressées aux rédactions milaniases des journaux Il Popolo d’Italia et Il Corriere della Sera. Puis il fut accusé de complicité lors de l’attentat commis le 14 janvier 1932 par Pietro Cociancich et Savino Fornasari contre la Maison de l’Italie à Aubagne (Bouches-du-Rhône). Il participa ensuite aux campagnes pour le droit d’asile et à toutes les initiatives prises par les anarchistes italiens à paris. Il a sans doute pris part au congrès anarchiste tenu à Sartrouville.

Le 28 octobre 1940 il était arrêté par les autorités d’occupation allemande à la demande du Consulat italien et déporté en Allemagne d’abord à la prison de Trier puis au camp de concentration de Hinzert où il était soumis aux travaux forcés jusqu’au 9 mars 1942 où, avec d’autres anarchistes italiens, il était remis aux autorités italiennes au col du Brenner. Transféré à Catania, il était condamné à cinq ans de confinat à Ventotene. Le 29 août 1943, lors de son transfert au camp de concentration de Renicci d’Anghiari, il profitait d’une alerte aérienne pour s’échapper du train. Il traversait ensuite la ligne de front et regagnait à pieds Grammichele.

En 1947 il participait à un nouveau mouvement d’occupations de terres. Giuseppe Giorlando, qui, après la libération, avait adhéré au Parti communisten continua pourtant de diffuser la presse anarchiste jusqu’à la fin 1965. G. Giorlando est décédé à Grammichele le 20 février 1967.


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