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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ANON, Alphonse, Adolphe
Né le 28 janvier 1856 à Corbeny (Aisne) - Jardinier ; vigneron - Damery-Brunet (Marne)
Article mis en ligne le 24 juin 2007
dernière modification le 18 octobre 2015

par R.D.
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Alphonse Anon (orthographié Hanon dans certains rapports) , qui en 1884 avait résidé dans la vallée de la Suippes où il était membre du groupe socialiste, avait résidé en 1887 à Reims où il fut le gérant du journal socialiste révolutionnaire La Défense des travailleurs. Cette même année 1887 il résida également à Venteuil et Chatillon (Marne) où il diffusait Le Père peinard et La Révolte. En 1891 il s’installa à Damery.

Il avait été auparavant l’objet de plusieurs condamnations dont : - le 2 mars 1877, à 6 jours de prison et 50 fr d’amende pour "détention illégale d’engins de chasse prohibés (Tribunal de Laon) ; - le 24 septembre 1881, à 15 jours de prison pour "complicité d’adultère" (Tribunal de Reims).

Alphonse Anon, qui était marié et père de 3 enfants (prénommés Voltaire, Tiberius Gracchus et Kropotkine) , était l’imprimeur gérant de l’organe Le Déchard (Damery, 2 numéros les 20 février et 12 mars 1892) tiré à 4.000 exemplaires et dont l’administrateur était Michiels. Il était sous-titré Organe hebdomadaire révolutionnaire de la région est et nord ayant pour rédacteur en chef "Ek Kécsatfoux" (sic). La déclaration de publication au préfet avait été faite par Emile Hyppolyte Godart à Reims. Un « Chant du déchard » demandant à faire soigner magistrats, policiers, banquiers, etc. « par le bon docteur Guillotin » avait été publié dans le numéro 2 de ce journal auquel H. Zisly aurait colaboré.

Le 25 avril 1892, comme de très nombreux compagnons dans toute la France et préventivement à la manifestation du 1er mai, il fut arrêté pour "appartenance à une société de malfaiteurs" mais bénéficia d’un non-lieu.

C’est Anon qui avait organisé à Damery le 11 septembre 1892 une conférence de Henry Dupont sur "socialisme et anarchie" qui valut à ce dernier d’être condamné à 2 ans de prison pour incitation "à la violence et l’assassinat".

En octobre 1892, les anarchistes de Reims auraient, selon la police, fait part de leur mécontentement envers Anon qui avait reçu "l’argent destiné à faire reparaître Le Déchard" et en aurait "disposé pour son usage personnel".

En avril 1893, il faisait partie du groupe des « cossiers charpentiers révolutionnaires », toujours à Damery (cf. La Révolte, 8 avril 1893). En 1894 un rapport de police le qualifiait de "socialiste révolutionnaire pas dangereux".

Il y a sans doute identité avec Anon qui adhéra par la suite au Parti communiste. Gérant de l’Enchaîné, journal communiste du Nord, Anon était, pour ce motif, emprisonné à Loos en 1930.

P.S. :

Sources : R. Bianco « Un siècle de presse… », op. cit. // AD Marne 30M74, 30M75, 30M103// Notes de M. Enckell // F. Grenier "Ce bonheur là...", op. cit.// Le Père Peinard, 8 mai 1892 //


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