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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FRANCOIS, Raymond
Mort le 15 mars 1970 - Enseignant – FA - EE – Allier
Article mis en ligne le 9 juin 2007
Dernière modification le 23 janvier 2012

par R.D.

Militant syndicaliste révolutionnaire, ajiste et libre penseur, Raymond François a participé à toutes les luttes de l’après guerre. Il était membre avec sa compagne Suzette du groupe de Vichy-Cusset de la Fédération anarchiste. Il collaborat à la revue de Gaston Leval Les cahiers du Socialisme Libertaire (90 numéros d’octobre 1955 à juin 1963).

Dans les années 1950, lors de la venue d’une équipe de football de Valence (Espagne) à Vichy, il avait avec Henri Terrenoire fait prendre position contre cette venue par le Syndicat national des instituteurs (SNI) et la Libre pensée locale. Puis avec Terrenoire il avait été surpris et arrêté en train d’écrire sur la chaussée autour du stade "A bas Franco".

En 1953, à l’occasion de la venue à Moulins du Ministre de l’éducation nationale André Marie pour les 150 ans du Lycée Banville, il avait été arrêté avec un autre camarade pour avoir éparpillé dans la cour du lycée une centaine de tracts dénonçant l’attribution par le ministre d’argent public pour l’enseignement confessionnel du secondaire.

A partir de 1955 il fut membre pour de nombreuses annes de la commission de propagande et de la commission administrative de la Libre Pensée de l’Allier. Délégué au congrès féféal de la Libre Pensée en 1956 à Saint Pourçain/Sioule (Allier) dont il était le secrétaire adjoint, il fut également délégué au congrès tenu le 7 juillet 1957 à Lurcy Lévis (Allier) où, avec sa compagne Suzette il fit adopté à l’unanimité la création d’un Cercle d’études sociales an relation avec la Fédération des oeuvres laïques, le SNI, La CGT et FO.

En 1958, toujours avec Terrenoire, il éditait le tract Une escroquerie morale et un faux problème, signé Le groupe libertaire de l’Allier et dénonçant la nouvelle constitution. Lors du référendum de janvier 1961, tous deux éditeront un tract appelant à l’abstention et se terminant par "[le peuple] ne mettra fin à l’aventure gaulliste qu’en reprenant en main son propre destin. Le référendum ne résoudra rien. Seule serait décisive l’intervention résolue des classes laborieuses".

Militant de l’Ecole Emancipée il prit une part très active aux évènements de mai 1968. Favorable au regroupement des militants syndicalistes révolutionnaires, il participait le matin du 15 mars 1970 à une réunion de l’Alliance Syndicaliste à Paris où il représentait à titre individuel la tendance anarcho syndicaliste et révolutionnaire de l’Ecole émancipée. Il rentrait après la réunion à son domicile de Monetay sur Allier où il décédait dans la soirée d’une crise cardiaque.
Depuis plusieurs années son incessante lutte pour contrer les infiltrations et les manipulations d’éléments trotskistes dans les organisations laïques l’avait totalement exténué.


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