Dictionnaire international des militants anarchistes
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RIBALTA ROCA, José « RETANA »
Né le 27 juillet 1878 à Igualada (Barcelone) - Ouvrier cordonnier – Barcelone (Catalogne) – Paris – Bordeuax (Gironde) – Aulnay-sous-Bois
Article mis en ligne le 21 avril 2024
dernière modification le 20 mai 2024

par R.D.

Parfois appelé Rivalta, José Ribalta avait été signalé en 1905 comme « très dangereux » par la Sureté générale de Paris. En 1907 il avait été signalé à Paris où il résidait 53 rue Philippe Girard et où il aurait hébergé José Franci. Les deux compagnons avaient disparu de Paris au printemps 1907. En octobre 1907 il était signalé comme « anarchiste et antimilitariste » résidant à Bordeaux, 41 rue Saint-Sernin depuis mars 1907. Il y fréquentait les compagnons Rico et Gimenez et participait aux réunions de l’Université populaire. Il travaillait pour le compte d’un bottier du cours de Rourny et était considéré ciomme un « excellent ouvrier ». Selon les rapports de police c’était « un homme déterminé dont il y a lieu de se méfier ».

En mai 1909 José Ribalta Roca, résidait à Figueras et avait été signalé par le bureau du commissaire spécial de Barcelone comme devant se rendre prochainement à Perpignan, accompagné d’un certain Cañet (ou Cañete) dont le véritable nom aurait été Maximiliano Tosiet. Tous deux étaient qualifiés de « très dangereux » et de membres d’un comité anarchiste international.

En décembre 1909 il était signalé comme le correspondant à Bordeaux des groupes anarchistes de Barcelone. Il résidait alors 35 rue Rougier chez le couple d’anarchistes espagnols Isidore et Raymonde Calvete. Ce même mois de décembre il avait écrit au compagnon Duque à propos du « Manifeste au peuple espagnol » de Contreras, disant qu’il n’en approuvait pas le contenu « trop savant et pas assez violent » et demandant qu’à l’avenir les camarades de Bordeaux soient consultés avant de lancer des « appels au peuple ». Il était également en contact avec Estivalis Armand Guerra (voir ce nom).
En 1910 il figurait sur le contrôle des anarchistes de Gironde soumis « à une surveillance sérieuse » et était l’un des animateurs du groupe Acracia de Bordeaux avec notamment Miguel Medan. Début janvier 1911 il aurait disparu de Bordeaux pour gagner Paris et rejoindre Medan. En mai 1911 il était domicilié 13 rue Caillié à Paris (ancien domicile d’un anarchiste espagnol, Marcos Vernan dit François Dietrich Lacombe et avait été inscrit au Carnet B de la Seine après avoir été radié du carnet B de la Gironde le 15 mai.

En mars 1913 il avait déménagé à Aulnay-sous-Bois, Rond point Dumond puis Chemin de la Croix Blanche. Le 15 mars il avait été rayé du Carnet B de la Seine et son dossier ainsi qu’un mandat d’amener avait été transféré au Préfet de Seine-et-Oise. Début mai 1913 il était signalé comme disparu d’Aulnay et s’étant peut être rendu en Belgique et était signalé comme ayant disparu avec sa compagne de la seine-et-Oise en août 1913. En octobre il était retrouvé à Paris où il logeait 14 rue Clovis Hugues avec le compagnon Marcos Boldu et travaillait toujours comme ouvrier cordonnier. Il était de nouveau reporté sur le Carnet B de la Seine avec le n°66. Il était toujours sous surveillance en mai 1914.


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