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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FAUVET, Pierre
Né à Saint-Étienne (Loire), 15 mai 1859 - mort le 23 mars 1901 - ouvrier armurier, puis marchand ambulant - Saint Etienne (Loire)
Article mis en ligne le 5 mai 2007
Dernière modification le 24 juin 2017

par R.D.

Pierre Fauvet avait eu une jeunesse errante et orageuse et, de 1878 à 1891, encouru douze condamnations pour vol, vagabondage, coups et blessures, menaces et violences à agents à Saint-Étienne et Montbrison (Loire), Lyon (Rhône) et Lausanne (Suisse). En 1890, lors d’une affaire de faux monnayeurs, il avait été arrêté avec Ravachol et Flachard. D’octobre à décembre 1891, il fut l’un des organisateurs de la tournée de propagande de Sébastien Faure dans la région stéphanoise, et poursuivi pour infraction à la loi du 30 juin 1881 sur les réunions publiques ; il venait d’être relâché (juin 1891) après avoir été soupçonné de complicité dans l’assassinat, par Ravachol, de l’ermite de Chambles ; en mai 1886, il avait trempé dans une affaire d’escroquerie qui lui avait valu 15 mois de prison.

Le 28 mars 1892, comme 13 autres militants anarchistes, son domicile, 11 rue de l’Hôpital, qui servait pour les réunions du groupe dit de la rue de l’Hôpital, l’un des deux groupes existant à Saint Etienne, fut l’objet d’une perquisition. Le 21 novembre 1893 il fut l’objet d’une nouvelle perquisition comme de nombreux compagnons dans tout le département. Le 1er janvier 1894 il fut arrêté avec Mourgues et Peronnet suite à une perquisition dans le bâtiment de la rue de l’Hôpital où tous trois résidaient à des étages différents et où la police n’avait pas trouvé la bibliothèque du groupe (environ 300 volumes) qui aurait été déménagée quelques jours avant. Seuls une vingtaine de livres et une vingtaine de brochures portant le sceau Alliance anarchiste et Groupe communiste anarchiste stéphanois avaient été trouvés chez Fauvet et ne permirent ps de pouvoir le poursuivre pour "association de malfaiteurs".

Au cours des années suivantes, il participa à l’activité des groupes anarchistes de Saint-Étienne, sauf pendant quelques mois de 1894, où il habita Annonay (Ardèche) où en juin, suite à l’apparition sur les murs de la ville d’un placard imprimé à Londres, il fut l’objet d’une perquisition mais laissé en liberté ; en octobre 1896, une perquisition entraîna chez lui la saisie d’un matériel considérable de propagande, mais pas les explosifs qu’on y cherchait. En septembre 1900, il fut désigné pour porter à Paris les doléances des marchands forains de la ville de Saint-Étienne ; il mourut à Saint Etienne le 23 mars 1901, après vingt ans d’action anarchiste ardente ; son nom est un de ceux qui apparaissent le plus fréquemment dans les documents policiers , malgré la surveillance étroite dont il était l’objet.


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