Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

LEMOS NUÑEZ, José

Né en Espagne vers 1885 — Mineur ; ouvrier métallurgiste — Andalousie — São Paulo
Article mis en ligne le 8 mai 2020
dernière modification le 12 juillet 2024

par R.D.

Mineur de charbon en Andalousie, José Lemos Nuñez avaot milité très jeune dans le mouvement anarchiste et anticlérical avant de s’embarquer avec sa famille pour Buenos Aires puis de gagner le Brésil où il était arrivé le 30 septembre 1914. Il y travailla comme ouvrier métallurgiste notamment à la construction des premiers fours pour la production d’acide sulfurique et aussi comme manœuvre sur la voie de chemin de fer Santos-Jundiai.
Il rencontra à São Paulo sa compagne, Carmen Reig Puig, née à Barcelone vers 1903 et émigrée avec sa famille au Brésil en juin 1906. Ils eurent 5 enfants — Franciano, Liberto, José, Minerva et Nito — auxquels ils refusèrent de donner des prénoms bibliques et pour lesquels, sur les registres d’école à la question sur la religion des enfants, ils avaient à chaque fois écrit « libre penseur ».

Installé à Villa Vertioga, district de Mooca (São Paulo) où il constitua une importante bibliothèque anarchiste, il y devint un des animateurs du mouvement anarchiste. C’est dans la cour de son domicile que le compagnon Florentin de Carvalho aurait fondé une école rationaliste. Il était également voisin avec la famille libertaire de Francisco Cuberos dont plusieurs des enfants comme ceux de Lemos, parvinrent à fonder en 1942, lors de la dictature de Getuloi Vargas, à Vila Bertioga, un groupe Centro Juvenil de Estudiaos Sociales (voir Nito Lemos Reis) qui entra en contact ensuite en contact avec le Centro de cultura social de São Paulo, réouvert en juillet 1945 après une grande période de répression.
Le Centro Juvenil avait également organisé un Centre de Culture sociale et un Groupe théâtral dont l’un de ses fils, Nito, fut l’un des animateurs.


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