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MONTERO VAQUERO, Francisco
Né le 12 avril 1922 à Suria (?) - FIJL - CNT – Barcelone (Catalogne) – Cantal
Article mis en ligne le 18 janvier 2019
Dernière modification le 22 janvier 2019

par R.D.
Francisco Montero Vaquero (lequel ?) au maquis du barrage de l’Aigle

Fils d’un militant de la CNT mineur de fond originaire de la province de Zamora qui avait gagné la zone de Suria (Barcelone) pour y travailler dans les mines de sel et de potasse, Francisco Montero Vaquero avait commencé dès son adolescence à fréquenter les réunions de la CNT avec sa sœur aînée Manuela qui travaillait dans le textile.

Après le coup d’état franquiste de juillet 1936, il commença à travailler d’abord dans un atelier de menuiserie, puis comme vendeur dans une épicerie collectivisée et en 1938 comme magasinier à la mine. Parallèlement il donnait des cours de lecture et d’écriture aux enfants et aux adultes dans une salle mise à sa disposition par la CNT. A cette époque il était membre semble-t-il d’un groupe de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL).

Passé en France avec sa famille lors de la Retirada en janvier 1939 avec des unités de la 26ème Division (Durruti) il décidait alors de retourner en Espagne pour y rejoindre les dernières compagnies de la 26ème Division, mais à peine deux semaines plus tard, devant l’avancée franquiste, il devait de nouveau repasser en France avec son unité. Après un internement au Fort de Mont Louis, il fut transféré avec ses compagnons vers la mi-février au camp du Vernet d’Ariège, avant d’être envoyé au début du printemps au camp de Septfonds où se trouvait son père malade tandis que le reste de la famille se trouvait dans l’Orne.
Après la déclaration de la guerre, il fut intégré vers janvier 1940 dans une Compagnie de travailleurs étrangers pour aller travailler à la construction d’un arsenal à Lannemezan. Après la signature de l’Armistice, il travaillait dans la région comme bûcheron avant de rejoindre le chantier du barrage de l’Aigle (Cantal) où son père avait déjà été envoyé comme mineur et avec lequel il résida au village de Chalvignac. Il y participa à la réorganisation clandestine de la CNT qui organisa d’abord un groupe théâtral, une chorale et une équipe de football.
Après l’occupation de la zone libre par les allemands, et en liaison avec la Résistance, il avait semble-t-il, fait partie du groupe de Chocolate, l’une des quatre unités du maquis espagnol organisé autour de Juan Montoliu del Campo (voir ce nom) sur le Pic Violent.

Il y fut en 1944 l’un des 75 membres de la Compagnie espagnole du Bataillon Didier des FFI qui effectua plusieurs sabotages, réceptionna des parachutages d’armes et matériel et participa à la Libération de la région.

A la Libération et après sa démobilisation en octobre 1944, il demeurait avec son père au village de Chalvignac et dans le faux grenier de la maison il avait caché quelques mitraillettes récupérées au maquis et qui servirent ensuite à armer des compagnons retournant en Espagne pour y participer à la résistance antifranquiste. Il continua de travailler quelque temps à la fabrication de béton pour le barrage dans la zone de Mauriac avant de quitter la région pour aller ensuite, semble-t-il, travailler à la construction du barrage de Malpasset.

Concentration de la FIJL de la région d’Aynes (entre 1945 et 1947)

Membre de la Fédération locale d’Aynes de la FIJL, il fut en 1947 l’un des délégués au 2ème congrès du MLE-CNT tenu à Toulouse.

Francisco Montero Vaquero , après s’être marié, continua de travailler en usine et d’appartenir à la CNT en exil. Il ne retourna qu’une seule fois en Espagne au début des années 1970.


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