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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MASSON, Jacques
Né le 24 juin 1865 à Saint-Etienne (Loire) - mort à l’automne 1903 - Manœuvre, homme de peine - Firminy & Saint Etienne (Loire)
Article mis en ligne le 16 novembre 2018
Dernière modification le 13 février 2019

par Dominique Petit, R.D.

Jacques Masson militait à Firminy et à Saint Etienne à la fin des années 1880 et fut membre à plusieurs reprises du bureau des réunions anarchistes. A l’automne 1889 il avait remplacé Odin parti de la ville au poste de responsable du groupe Les Libertaires.

Il s’agit vraisemblablement du Masson qui, accompagné du compagnon Moulins, était allé à Lyon le 12 septembre 1886. Selon la police les deux compagnons s’étaient rendus directement au bureau du journal La Lutte sociale où ils avaient payé 200 numéros du journal expédiés à la Ricamarie et au Chambon (Loire) et versé la somme de 6,60 francs au profit de la propagande dudit journal. Après avoir déjeuné à Perrache, ils étaient retournés au bureau de la rédaction, à deux heures un quart et avaient été reçus par les nommés Boissy, Aubert, Dervieux, Bergues, Monnier, Perrel, Rocca, Fromajoux, Monnet, la femme Bordat et quelques autres femmes.
Ils avaient engagé les anarchistes de Lyon à être très prudents et à ne jamais conserver aucun écrit au siège de la rédaction, pas même les noms des donateurs de lots de tombola. Ils avaient promis de faire une propagande sérieuse pour obtenir des souscriptions et abonnements au journal et avaient fait connaître que le nommé Ravel, cordonnier à Firminy, se chargerait de la distribution à domicile du journal dans les trois localités de la Ricamarie, Firminy et du Chambon. Tous deux étaient repartis le soir même par le train de St Etienne.

Lors de l’arrestation de Ravachol à Saint-Étienne en 1891, un récépissé de déclaration de colportage établi à la préfecture de la Loire le 7 octobre 1887, pour Jacques Masson, fut trouvé dans ses papiers.

Le 4 juillet 1891, le commissaire de police se présenta à son domicile, 37 rue de la Mulatière, au 3e étage, afin de perquisitionner le logement. Des lettres, des chants révolutionnaires et une grande quantité de brochures anarchistes y furent découverts.
Masson avait connu Ravachol dans les réunions, ils se fréquentaient et se rendaient mutuellement visite. Les récépissés de colportage restaient souvent dans leur salle de réunion, ils étaient pris par n’importe qui, Ravachol ayant dû en emporter un et le garder.
Les lettres saisies émanaient de Bordat de Vienne, datée du 25 octobre 1889, de Jules Demure de Roanne (25 juin 1890), de François Delegue (?) de St (?) Rambert (8 juin 1890), de Charreyre de Barcelone (25 février 1891), de Celle, tailleur de limes à St Sixt par la Roche sur Foron (Haute Savoie) (13 juin 1891) qui semblait recherché par la justice, d’après le contenu de la lettre.
À la suite de la perquisition Masson fut laissé en liberté.

A la mi janvier 1892 il fut avec Felix Dumas délégué au congrès régional anarchiste tenu à Lyon.En 1892 il résidait toujours 37 rue Mulatière à Saint Etienne où le 28 mars, comme 13 autres militants anarchistes, il fut l’objet d’une perquisition. Fin avril 1892, comme de nombreux compagnons, il fit arrêté préventivement à la manifestation du 1er mai et poursuivi pour « association de malfaiteurs » avant de bénéficier en juin d’un non lieu.
Le 21 novembre 1893, comme de nombreux militants de la région, il fut l’objet d’une nouvelle perquisition.

Il s’agit vraisemblablement du Masson, âgé de 38 ans et militant du "demi quarteron d’anarchistes qui, aux jours sombres, ont su porter l’idée haute sans souci des persécutions, dont si souvent il a été l’objet" dont Les Temps Nouveaux (24 octobre 1903) annonçaient le décès à Saint Etienne.


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