Dictionnaire international des militants anarchistes
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BORDERIE, Raoul, Georges “BOLDONI”
Né le 20 janvier 1876 à Castelsarrazin (Tarn-et-Garonne) — Peintre en bâtiment — Saint-Ouen
Article mis en ligne le 29 juillet 2018
dernière modification le 12 juillet 2024

par Dominique Petit, R.D.
Raoul Borderie

Raoul Borderie était le frère cadet de Ferdinand avec lequel il demeurait 10 rue Louis Blanc à Saint-Ouen.

Durant les quelques jours qui avaient précédé l’exécution de Vaillant, les frères Borderie se rendaient régulièrement chaque nuit place de la Roquette pour assister à l’exécution. Leur intention était de crier quand le condamné apparaîtrait « Vive Vaillant ! Vive l’anarchie ! » pour lui donner du courage.

Au mois de février 1894, les frères Borderie avaient été chargés par la rédaction de la Révolte de la distribution de brochures anarchistes.

Le 28 février 1894, le préfet de police délivrait un mandat de perquisition et d’amener à l’encontre des frères Borderie.
Le 1er mars 1894, le commissaire de police de Saint-Ouen se présentait au domicile des deux frères qui occupaient une chambre garnie, au rez de chaussée.
Lors de la perquisition, il avait été saisi cinq affiches anarchistes, deux paquets de brochures et journaux anarchistes et deux fausses barbes. Lors de son interrogatoire, Raul avait déclaré être « anarchiste du point de vue philosophique et n’appartenir à aucune association »
.
Les deux frères furent conduits au Dépôt. Le 2 mars, ils furent inculpés de participation à une association de malfaiteurs. Raoul fut incarcéré à la prison de Mazas dont il fut remis en liberté provisoire le 9 mai 1894.

Le 30 juin 1894, un nouveau mandat de perquisition et d’amener était délivré par le préfet de police. A quatre du matin le chef de la 1ere brigade de recherches de la Préfecture de police se présentait au domicile des frères. Il trouva Raoul Borderie couché avec Marie Agnès Delattre dite Beaudouin, 21 ans, journalière, sa maîtresse depuis 15 jours. La perquisition ne donna aucun résultat. Dans le lit de son frère se trouvait Henri Petitcolin, 23 ans, vernisseur en émail qui travaillait avec Ferdinand depuis 15 jours. Borderie et Petitcolin furent arrêtés et envoyés au Dépôt. Raoul Borderie fut libéré par le juge d’instruction le 9 juillet 1894.

Le 27 juin 1895, le juge d’instruction délivrait une ordonnance de non-lieu.


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