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Dictionnaire international des militants anarchistes
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NIEUWENHUIS, Ferdinand, Domela
Né à Amsterdam le 31 décembre 1846– mort le 18 novembre 1919 - Pasteur – Hollande
Article mis en ligne le 10 juin 2018
dernière modification le 22 juin 2018

par R.D.
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Ferdinand Domela Nieunwenhuis

Pasteur luthérien antimilitariste, Domela Nieuwenhuis avait été le fondateur en 1870 d’une Ligue pour la paix. Enthousiasmé par la Commune de Paris, il appuya les mouvements de grève en Hollande ainsi que la campagne menée par Multatuli en faveur des émigrés javanais exploités par le colonialisme néerlandais.
Après avoir rompu en 1878 avec l’Eglise il était devenu franc-maçon et libre penseur et fut élu député socialiste avant de devenir anarchiste.

Suite au congrès international de Londres d’où les anarchistes avaient été exclus et où il avait été délégué, il en fit le compte rendu puis participa début janvier 1897 au congrès des socialistes révolutionnaires (libertaires) auquel 71 délégués représentèrent 53 sections et où, par 62 voix contre 4, il fut décidé de ne plus prendre part aux congrès internationaux dont les anarchistes seraient exclus. Au même congrès avait été adoptée une motion de « résistance passive » au service militaire.

Puis au printemps 1897 il fut fut membre avec E. Pouget et F. Pelloutier du comité d’initiative d’un congrès international révolutionnaire devant se tenir à Paris en septembre 1900 et qui sera finalement interdit par le gouvernement français. Au moment du congrès il était à Paris avec Rindjers le délégué de la Ligue de régénation humaine.

En août 1907, il fut, avec Cornelissen, Rindjers, Rinjsdorp et Schermerhorn, l’un des délégués hollandais au congrès anarchiste d’Amsterdam dont, défendant ses positions individualistes, il se montra fort critique ; dans une lettre adressée à E. Armand et datée du 20 octobre 1907, il critiquait la tendance organisationnelle , les formes et méthodes adoptées par le congrès, les comparant à celles adoptées par les congrès sociaux démocrates, et écrivait : «  L’anarchisme n’a pas pénétré bien fort dans les esprits et voilà pourquoi on prend les formes et les méthodes connues. L’anarchisme est pour eux une question de parti, on espère montrer de grands bataillons. Pour moi c’est un principe vital, c’est une méthode de penser, d’agir, de vivre qui exerce son influence sur toutes les manifestations de la vie…Il faut choisir , mais quand c’est le grand nombre qu’on désire, eh bien faites vous social-démocrate ou catholique , là vous trouverez des grands nombres, mais l’individu est effacé dans l’église , dans le parti. C’est pour cela que je ne fais pas partie de la nouvelle internationale , mais que je suivrai mon chemin comme il me semblera le meilleur ». (cf. L’anarchie, 31 octobre 1907)

Il soutint également et activement le mouvement tolstoien des Doukhobors tant en Russie qu’au Canada.

Domela Nieuwenhuis, qui pendant la première guerre mondiale était resté fidèle à ses convictions libertaires et pacifistes, est décédé le 18 novembre 1919 à Hilversum .

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Nieuwenhuis (carte postale)

Œuvres : - Le socialisme en danger (Stock, 1897, préfacé par Elisée Reclus) ; - L’Education libertaire (Les Temps nouveaux, 1900) ; - Le marxisme et l’attitude des anarchistes et socialistes révolutionnaires devant la guerre (Les Temps nouveaux, 1901).

P.S. :

Sources : Le Père Peinard, année 1897 // L’anarchie, 31 octobre 1907 // site Ferdinand Domela Nieunwenhuis

Iconogr. : site Cartoliste


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  • Monument Nieuwenhuis à Amsterdam (carte postale)
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