logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
NIEUWENHUIS, Ferdinand, Domela
Né à Amsterdam le 31 décembre 1846– mort le 18 novembre 1919 - Pasteur – Hollande
Article mis en ligne le 10 juin 2018
dernière modification le 7 décembre 2018

par R.D.
logo imprimer
Ferdinand Domela Nieunwenhuis

Fils de pasteur, Domela Nieuwenhuis avait étudié la théologie à Amsterdam. Il fut profondément marqué par la mort de sa mère en 1857, puis de son père en 1869.

Pasteur luthérien antimilitariste, Domela Nieuwenhuis fut le fondateur en 1870 d’une Ligue pour la paix. Enthousiasmé par la Commune de Paris, il appuya les mouvements de grève en Hollande ainsi que la campagne menée par Multatuli en faveur des émigrés javanais exploités par le colonialisme néerlandais.
Après avoir rompu en 1878 avec l’Eglise il était devenu franc-maçon et libre penseur et fut élu député socialiste avant de devenir anarchiste.
Le 1er mars 1879, il publia le premier numéro du journal Recht voor allen (Droit pour tous) d’abord organe socialiste. Il participa notamment aux congrès socialistes de Paris (1887) et de Bruxelles (1891)

Suite au congrès international de Londres d’où les anarchistes avaient été exclus et où il avait été délégué, il en fit le compte rendu puis participa début janvier 1897 au congrès des socialistes révolutionnaires (libertaires) auquel 71 délégués représentèrent 53 sections et où, par 62 voix contre 4, il fut décidé de ne plus prendre part aux congrès internationaux dont les anarchistes seraient exclus. Au même congrès avait été adoptée une motion de « résistance passive » au service militaire.

Après le congrès tenu à Rotterdam par les socialistes hollandais où fut actée la rupture entre socialistes et anarchistes, il abandonna la rédaction de Recht voor allen et fonda l’organe antimilitariste et libre penseur De Vrije qui deviendra en avril 1898 De Vrije Socialist (Le socialiste libertaire).

Puis au printemps 1899 il fut fut membre avec E. Pouget et F. Pelloutier du comité d’initiative d’un congrès international révolutionnaire devant se tenir à Paris en septembre 1900 et qui sera finalement interdit par le gouvernement français. Au moment du congrès il était à Paris avec Rindjers le délégué de la Ligue de régénération humaine. Il y fut l’auteur du rapport
sur "le militarisme et l’attitudes des anarchistes et des socialistes révolutionnaires en cas de guerre entre les nations" et vraisemblablement celui du rapport sur le mouvement hollandais (cf. Supplément littéraire des Temps Nouveaux, n°23, 23bis & 24) devant être présenté au congrès.

En août 1907, il fut, avec Cornelissen, Rindjers, Rinjsdorp et Schermerhorn, l’un des délégués hollandais au congrès anarchiste d’Amsterdam dont, défendant ses positions individualistes, il se montra fort critique ; dans une lettre adressée à E. Armand et datée du 20 octobre 1907, il critiquait la tendance organisationnelle , les formes et méthodes adoptées par le congrès, les comparant à celles adoptées par les congrès sociaux démocrates, et écrivait : «  L’anarchisme n’a pas pénétré bien fort dans les esprits et voilà pourquoi on prend les formes et les méthodes connues. L’anarchisme est pour eux une question de parti, on espère montrer de grands bataillons. Pour moi c’est un principe vital, c’est une méthode de penser, d’agir, de vivre qui exerce son influence sur toutes les manifestations de la vie…Il faut choisir , mais quand c’est le grand nombre qu’on désire, eh bien faites vous social-démocrate ou catholique , là vous trouverez des grands nombres, mais l’individu est effacé dans l’église , dans le parti. C’est pour cela que je ne fais pas partie de la nouvelle internationale , mais que je suivrai mon chemin comme il me semblera le meilleur ». (cf. L’anarchie, 31 octobre 1907)

Il soutint également et activement le mouvement tolstoien des Doukhobors tant en Russie qu’au Canada.

Domela Nieuwenhuis, qui pendant la première guerre mondiale était resté fidèle à ses convictions libertaires et pacifistes et avait dénoncé les dérives autoritaires de la révolution russe, est décédé le 18 novembre 1919 à Hilversum .

Nieuwenhuis (carte postale)

Œuvres : - Le socialisme en danger (Stock, 1897, préfacé par Elisée Reclus) ; - L’Education libertaire (Les Temps nouveaux, 1900) ; - Le marxisme et l’attitude des anarchistes et socialistes révolutionnaires devant la guerre (Les Temps nouveaux, 1901).

P.S. :

Sources : Le Père Peinard, année 1897 // L’anarchie, 31 octobre 1907 // site Ferdinand Domela Nieunwenhuis // Les Temps Nouveaux, année 1898 , Supplément littéraire des Temps Nouveaux, n°23, 23bis & 24, septembre & octobre 1900) //

Iconogr. : site Cartoliste


Téléchargements Fichier à télécharger :
  • Monument Nieuwenhuis à Amsterdam (carte postale)
  • 42.8 ko / JPEG

Dans la même rubrique

0 | 5

NODOT, Ernest
le 12 novembre 2018
par R.D.
NUMIETSKA, Félicie [TEUSCHER dite]
le 3 avril 2018
par R.D. ,
Guillaume Davranche ,
Marianne Enckell
NOTELEZ, Charles, Emile
le 18 mars 2017
par R.D.
NOVI, Ernest, Théodore
le 17 novembre 2016
par R.D.
NURY, Adrien
le 11 juin 2016
par ps
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10