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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MONTACCI, Angelo « L’AMERICANO »
Né le 27 octobre 1891 à Citta di Castello – - Journalier & manouvrier ; employé d’hôtel- Italie- USA - Nice (Alpes Maritimes) – Espagne
Article mis en ligne le 13 mars 2018
Dernière modification le 5 octobre 2019

par R.D.
Angelo Montacci

Angelo Montacci avait été surnommé L’Américano suite à son émigration aux Etats Unis en avril 1913. Revenu en Italie à une date imprécise, il s’expatria clandestinement en 1924 en France où après avoir séjourné à Paris, Evian et Vichy,il s’installa à Nice où il travailla comme manœuvre. Il avait aussi un petit atelier pour le nettoyage de vitres. Il demeurait 18 rue Grégoire.
Fin 1924 il avait été arrêté et accusé d’un vol de bijoux chez l’antiquaire où il était valet de chambre, mais avait été remis en liberté provisoire, sa culpabilité "n’étant pas nettement établie".

En 1928 il fut l’objet d’une expulsion d’Espagne comme « anarchiste militant ».

En 1930 il était en contact avec les compagnons de Grasse, de Monaco et le groupe de Genève de Luigi Bertoni et Carlo Frigerio. En mai 1935, à Nice, il fut l’objet d’une proposition d’expulsion.
Suite à son adhésion à la Fédération anarchiste de Marseille et à son activité à former des noyaux militants, il fut l’objet en décembre 1935 d’un arrêté d’expulsion de France. Toutefois, suite à l’intervention de la LIDU (Ligue italienne des droits de l’homme) et des organisations ouvrières , le décret fuit suspendu.

Signalé comme « un des meilleurs propagandistes anarchistes » de Nice, il était parti en août 1936 comme volontaire en Espagne où il fut intégré à la section italienne de la Colonne Ascaso. Toutefois , en raison de son âge, il fut maintenu à l’arrière à Barcelone.

D’avril à août 1937 il était de nouveau à Nice où il s’occupait notamment de la propagande en faveur de la révolution espagnole. Puis à l’été 1937 il retournait à Barcelone où il allait rester jusqu’à la Retirada et son passage en France où il sera interné au camp de Gurs. Puis il fut semble-t-il au camp d’Argelés où son nom apparaissait sur une liste du groupe Liberta o morte (février 1939). Début 1940 il fut assigné au travail dans une usine par les autorités militaires françaises. Il était encore en France en 1943.

Son nom fut radié des bulletins de recherches de la police italienne en janvier 1954.


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