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Dictionnaire international des militants anarchistes
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PICARDAT, Jean Baptiste, François
Garçon coiffeur – Paris
Article mis en ligne le 11 octobre 2017
Dernière modification le 16 avril 2019

par R.D.

En octobre 1885 Jean Baptiste Picardat, qui avait été arrêté la première fois à l’âge de 14 ans et avait fait plusieurs séjours au dépôt, participait à la campagne des groupes abstentionnistes des XI et XXèmes arrondissements aux cotés notamment de Gros, Leclerc, Vories, Bouillot, Bourge et Wagner.

Membre du groupe Le Drapeau noir de Charonne, il y diffusait à la mi-décembre 1886 un appel à participer au grand meeting contre les courses de taureaux le 19 décembre à la salle Favié avec comme oratrices Louise Michel et Marie Huot de la Ligue populaire contre la vivisection (voir Portfolio) et une invitation pour le 24 décembre au réveillon révolutionnaire et punch anticlérical suivi d’une conférence de Louise Michel organisé par le groupe Le Drapeau noir à la salle Lexcellent ; 80 personnes environ, dont une moitié de femmes "toutes de la classe ouvrière" participèrent sous la présidence de Leboucher à ce réveillon qui se termina aux chants de La Dynamite, La Carmagnole et Vive l’anarchie et par une collecte pour acheter une couronne pour l’enterrement de la fille du compagnon Louiche.

Demeurant 98 rue de la Réunion, il était signalé dans les réunions en 1887, notamment lors de la campagne contre la condamnation à mort de Clément Duval. Il fut notamment l’organisateur avec Bouillat de la réunion tenue par le groupe Le Drapeau noir, le 30 janvier à la salle de l’Elysée-Charonne avec la participation de Louise Michel, Octave Jahn, Devertus et Murjas entre autres.

En 1887 le groupe avait publié la brochure Hypothèse sur la possibilité d’une forme sociale communiste anarchiste : réponse aux étatistes (8 pages).

En 1888 il organisa avec notamment Emile Bidault plusieurs réunions publiques dans le XXème arrondissement. Il demeurait alors 113 rue des Orteaux.

A l’automne 1892 il demeurait en garni au 3 passage Parmentier.

Au début des années 1900 était membre du groupe anarchiste de la rue Duméril. Chaque jeudi il allait couper les cheveux des jeunes pensionnaires de L’Avenir social de Madeleine Vernet. Il avait pour compagne la belle sœur de cette dernière.


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