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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FAUVEL, Louis, Gustave « NEZ FLEURI »
Né le 14 avril 1867 à Ecouché (Orne) - Tourneur, ; cordonnier ; forain – Ivry - Paris
Article mis en ligne le 6 septembre 2017
dernière modification le 14 août 2018

par Dominique Petit, R.D.
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Louis Fauvel

Le 22 juin 1882, la 8e chambre correctionnelle de Paris, condamna Louis Fauvel, à séjourner en maison de correction, jusque 20 ans accomplis, pour abus de confiance et escroquerie.
Tiré au sort il avait servi au 104èmer de Ligne.

Titulaire d’un carnet de forain, il a longtemps fréquenté les fêtes foraines des environs de Paris, où il tenait un tourniquet, avec sa maîtresse Eugénie Bitche, ouvrière en perles. En 1894, il était balayeur au service municipal de Paris et père d’un jeune enfant âgé de 5 mois..

Pendant qu’il exerçait la profession de marchand forain, il avait habité à Ivry (20 rue Paul Bert), puis Gentilly où il fut connu comme anarchiste militant. Il ne payait pas son loyer et et répondait, quand on lui réclamait, que sa qualité d’anarchiste ne lui permettait pas de régler ses propriétaires.
Il lisait régulièrement le Père Peinard et recevait des anarchistes de Paris, avec lesquels il passait la soirée à chanter des couplets révolutionnaires.

En novembre 1890, il se présenta comme candidat abstentionniste aux élection législatives à Montmartre. Cordonnier à l’époque, il était connu dans son quartier sous le nom de Nez fleuri. Dans une réunion, à la suite d’une discussion tumultueuse, la majorité se prononça en faveur du candidat qui les priait de ne pas voter pour lui.

De 1892 à 1894, Fauvel se retrouva sur les listes d’anarchistes répertoriés à la Préfecture de police. A l’automne 1892 il demeurait 18 rue des Patriarches (Vème arrondissement). Son dossier était enregistré sous le numéro 327143. En 1893 il demeurait 57 rue de la Glacière.

Le 30 juin 1894, le préfet de police délivra un mandat de perquisition et d’amener à son encontre pour association de malfaiteurs. Le 1er juillet à 6h du matin, le commissaire de police du quartier du Jardin des plantes, se présenta à son domicile, 58 rue Daubenton. La perquisition ne donna rien. Il fut arrêté, interrogé au commissariat où il avait déclaré ne pas savoir ce qu’était l’anarchie et que "les anarchistes sont un sale peuple, voilà tout" ; il avait ajouté : "En m’arrêtant vous obéissez à vos ordres, mais soyez certain que vous arrêtez un homme d’ordre et non pas un anarchiste" et avait affirmé avoir "toujours été un bon ouvrier rangé" . Dans un rapport le commissaire du quartier du jardin des plantes, indiquait que dans le quartier on donnait les meilleurs renseignements sur son compte , que c’était "un homme d’intérieur ne pensant qu’à son ouvrage et à sa famille et auquel toute politique, socialiste ou anarchiste, est complètement étrangère". Puis il incarcéré à Mazas le 4 juillet. Le juge d’instruction Franqueville le mit en liberté provisoire le 6 juillet. Le juge d’instruction Henri Meyer délivra une ordonnance de non lieu le 4 juillet 1895, concernant l’inculpation d’association de malfaiteurs.

P.S. :

Sources : Arch.de Paris, D.3 U6 carton 51. — Arch. Préf. Pol. Ba 1499 et 1500 — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine. — Le Gaulois 13 novembre 1890 = Notice de Dominique Petit in archives anarchistes// Fichier Bertillon // APpo BA 77 , BA 78 //

Iconogr. : Metropolitan museum of art. Alphonse Bertillon. Albumens silver prints. Photographs.


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