SIBILAT, Jules [SIBILARD, François dit]

Né à Montbrison (Loire) le 2 novembre 1848 - mort en 1897 - Tourneur mécanicien – AIT - Saint-Étienne (Loire) - Lyon (Rhône) – Sète (Hérault)
lundi 27 mars 2017
par  Marianne Enckell, R.D.
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Prévenu de tentative de reconstitution de l’Internationale dans les régions lyonnaise et stéphanoise, Sibilard comparut, en avril 1874, devant le tribunal correctionnel de Lyon. On l’accusa d’avoir assisté à un congrès régional tenu dans ce but à Lyon le 15 août 1873. Sa présence ne put être prouvée formellement et il fut acquitté le 25 avril (affaire dite du Complot de Lyon, voir Camet).

En 1881, son nom d’état-civil Sibilard fut officiellement modifié en Sibilat (on trouve également Sibilla). Il habitait 95, rue de Lyon.

Ayant trouvé un emploi de mécanicien à Cette (Hérault), Sibilat fut un des dirigeants de la fédération ouvrière de Cette et délégué, avec Louis Hébrard, au congrès de Marseille du Parti des Travailleurs socialistes de France en octobre 1879. Le 14 mars 1880, il constitua, toujours avec Hébrard, un cercle collectiviste.

Quelques années plus tard, Sibilat se trouvait à Lyon ; il habitait, 16, Grande-Rue de la Guillotière. Militant syndicaliste de tendance anarchiste, il fut délégué des chaudronniers en cuivre de Lyon au 2e congrès de la Fédération nationale des syndicats (Montluçon, octobre 1887).
Il y critiqua l’expérience du familistère de Guise et dénonça l’association Capital-Travail comme un leurre, déposa un vœu contre les exécutions de Chicago, pour la libération de l’anarchiste Cyvoct et des emprisonnés de Montceau-les-Mines et de Decazeville. « Vive la Révolution ! » s’écria-t-il en clôturant le congrès. L’année suivante, en octobre, il assista au IIIe congrès national qui se tint à Bordeaux-Le Bouscat.

En 1890, devenu secrétaire de la chambre syndicale des mécaniciens, il figura parmi les organisateurs de la première manifestation lyonnaise du 1er Mai.

Du 13 au 18 octobre 1890, il participa au 4e congrès de la Fédération nationale des syndicats (Calais) et il y donna en exemple « les syndicats lyonnais très prospères et très unis parce qu’ils ont eu la sagesse de mettre à l’index la politique, ennemie du labeur  ».

En 1892 il demeurait 16 Grande rue de la Guillotière et était en contact avec l’ouvrier mouleur Lavabre, un de ses parents, ouvrier mouleur renvoyé du Familistère de Guise pour « propagande anarchiste » et qui au printemps 1892 était poursuivi à Amiens pour « association de malfaiteurs ».

En 1896 il demeurait 43 rue de la Loue à Lyon et était signalé comme anarchiste.


Sources : Arch. Dép. Rhône, série U, procès-verbaux du tribunal correctionnel de Lyon, avril 1874. — Gazette des Tribunaux, 22-26 avril 1874.— Arch. Nat. F 7/ 12 491 (congrès de Calais). — Arch. Dép. Rhône, 10 M 864 et 1er mai 1890. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, Hérault, op. cit. — Jacques Bonnet, Le cheval cabré ou la vie de Jules Sibilat (1848-1897), Max Chaleil éditeur, 1992 – Etat-civil de Montbrison, en ligne. = Notice de M. Moissonnier complétée par M. Enckell in Maitron en ligne// Arc. Nat. BB 186450 // APpO BA 1499 //


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