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DUMAS, Pierre « Diogène »
Né à Mèze (Hérault) le 20 mars 1875 – mort le 25 janvier 1960 - Ouvrier tailleur ; forain - CGT – Saint Claude (Jura) – Genève – Grenoble (Isère) – Lyon (Rhône) – Paris
Article mis en ligne le 20 mars 2007
Dernière modification le 16 juillet 2020

par R.D.

Pierre Dumas Diogène, ouvrier tailleur d’habits, qui résidait à Genève avait été expulsé de Suisse en 1898 après avoir participé à une grève des employés du tramway. Il s’installait alors à Saint Claude (Jura) où il demeurait 1 rue des carmes puis ) partir de novembre 1903 à Grenoble (Isère), 16 rue Strasbourg et 15 rue du Drac, où il publiait le journal L’Aube Nouvelle (Saint Claude puis Grenoble, 8 numéros du 1er novembre 1903 au 1er juin 1904) dont le premier numéro publié à Saint Claude aurait été financé par le compagnon belge G. Thonar. Il appuyait alors le courant libertaire qui devint majoritaire à la Bourse du travail.Fin 1905 il avait participé avec Frimat de la Bourse du Travail de Paris, à un meeting de l’Association Internationale Antimilitariste (AIA) tenu à Saint Etienne. Devenu marchand forain , il en profitait pour faire de la propagande et était signalé en décembre 1906 par la police dans la région d’Ambérieux (Ain). Il collaborait à la même époque à L’Emancipation (Lyon, au moins 14 numéros du 15 avril 1906 au 1er janvier 1907) organe anarchiste de la région de Lyon et du sud-est. En , suite à un article dans le numéro 5 de L’Emancipation (15 juin) 1906 il avait été poursuivi et arrêté à Lyon avec Camille Favier pour apologie d’un attentat à Madrid mais avait bénéficié d’une amnistie.

En juillet 1907, suspecté d’être l’un des signataires de l’affiche Bravo L’Armée antimilitariste dont le principal rédacteur était Chazeaud et qui, après avoir glorifié les mutins du 17ème invitait les soldats à tirer sur leurs officiers, il était arrêté, poursuivi en novembre avec une vingtaine d’autres compagnons et condamné à treize mois de prison avec sursis tandis que Richaud était condamné à 2 ans ; Chazeaud et J. Roby, également poursuivis, s’étaient réfugiés à Barcelone en Espagne. Il avait en outre été inculpé de "provocation directe à l’incendie" pour des propos tenus lors de meetings du Comité pour la défense de la liberté d’opinion.

En 1908-1909 il collaborait à La Guerre Sociale,

En 1909 il était nommé secrétaire de la Fédération CGT de l’Habillement dont le siège se trouvait à Lyon.

En janvier 1910 il avait donné plusieurs conférences dans la région et avait activement participé à la grève du Chambon Feugerolles. En septembre 1910 il était monté à Paris à l’occasion de la grève des Midinettes et avait été nommé secrétaire adjoint de la CGT et membre de la commission du journal La Voix du peuple.
Il participa à plusieurs congrès nationaux (Marseille en octobre 1908, Le Havre en septembre 1912). Le 22 août 1911, il fut nommé à la place de P. Monatte comme administrateur de La Bataille Syndicaliste.
Dumas fut également membre du comité de L’Entr’aide, une caisse de solidarité avec les militants emprisonnés et leurs familles, impulsée par la FCA en juin 1912.

A partir de 1912 P. Dumas se rallia au courant de Georges Valois et devint monarchiste (voir sa notice complète dans Maitron en ligne

P. Dumas est mort le 25 janvier 1960 à Conflans-Sainte-Honorine.


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