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Dictionnaire international des militants anarchistes
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DRUARD, Marc, Aimé, Melchior
Né à Guise (Aisne) le 12 février 1854 - mort en région parisienne - Ajusteur - Ouvrier modeleur en fonderie - Guise (Aisne) – Bruxelles – Revin (Ardennes)
Article mis en ligne le 14 mars 2007
Dernière modification le 24 février 2017

par R.D.
Marc Aimé Druard (photo famille Druard)

Marc Druard avait commencé à travailler très jeune dans une fonderie de Guise d’où il fut renvoyé à cause de ses idées. Mis à l’index par les patrons, il ne trouva plus de travail et émigra en Belgique où il fréquenta les groupes anarchistes de la région de Bruxelles.

Expulsé de Belgique en février ou mars 1889, il revint en France et trouva une place d’ouvrier modeleur à l’usine Brichet de Revin (Ardennes). Il était alors chef d’atelier et l’un des principaux propagandistes anarchistes de la région. Le journal le Père Peinard du 28 juin 1891 publiait la petite annonce suivante : " Les compagnons de Fumay, désirant activer la propagande anarchiste dans les Ardennes, font appel à tous ceux qui ont à coeur l’effondrement entier et complet de la société actuelle qui supprime de l’humanité la classe prolétarienne. Un groupe est en formation à Fumay qui aura pour but de combattre l’autorité à outrance sous quelque forme qu’elle soit représentée. " C’est lors de cette réunion préparatoire que M. Druard fut arrêté à Fumay le 26 juillet 1891 avec Auguste Martin-Coupaye, Robin Durbecq et Henry Chuillot, et fut accusé d’avoir acheté la dynamite ayant servie lors d’attentats commis en juin à Charleville et Revin contre des gendarmeries. Traduit devant la cour d’assises des Ardennes le 11 novembre 1891, il fut acquitté, faute de preuves sur sa participation directe aux attentats. Licencié de l’usine Brichet, il trouva un nouveau travail chez un ferronier qui le licencia à nouveau en mars 1892.

M. Druard, qui était marié depuis le 31 décembre 1879 avec Félicie Bourdelot et avait six enfants, se retrouva veuf et quitta alors les Ardennes pour le Nord, puis Paris où il se mettra en ménage avec une jeune bonne du nom de Cotis (décédée dans les années 1960).

En novembre 1893, son fils, comme plusieurs autres militants anarchistes de Revin, fut l’objet d’une perquisition.


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