Dictionnaire international des militants anarchistes
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DRUARD, Marc, Aimé, Melchior
Né à Guise (Aisne) le 12 février 1854 - mort le 10 sepytembre 1907 - Ajusteur - Ouvrier modeleur en fonderie - Guise (Aisne) – Bruxelles – Revin (Ardennes)
Article mis en ligne le 14 mars 2007
dernière modification le 16 mai 2024

par R.D.
Marc Aimé Druard (photo famille Druard)

Marc Druard, fils de Jean Baptiste et de Sophie Penart, avait commencé à travailler très jeune dans une fonderie de Guise d’où il fut renvoyé à cause de ses idées. Mis à l’index par les patrons, il ne trouva plus de travail et émigra en décembre 1888 en Belgique où il fréquenta les groupes anarchistes de la région de Bruxelles.
En 1888-1889 il habita Molenbeck-Saint-Jean, puis Couvin avec sa compagne une nommée Marie Juliette Jacob (épouse Pennelier) née dans l’Aisne. A Couvin il travaillait à laNouvelle Fonderie comme mouleur en fer et où il était considéré cmme un "excellent ouvrier" par le Dircteur de l’usine qui se déclara "prêt à répondre de lui" lors de la demande d’expulsion. La police belge le qualifiait "d’anarchiste militant et débauché…ayant abandonné sa femme et 5 enfants en bas âge". Début mars 1889 sa femme, tributaire du bureau de bienfaisance, avait écrit aux autorités pour se plaindre que se "trouvant dans la plus affruse des misères, mon mari ne m’a rien envoyé". Convoqué par la police, Druard, en février, avait promis d’nvoyer de l’aide à sa femme.

En mars 1889 il luu fut délivré une feuille de route lui donnant 8 jours pour quitter la Belgique. Objet d’un arrêté d’expulsion de Belgique le 30 avril 1889, il avait été arrêté par la gendarmerie à la fonderie et reconduit à la frontière le 1er mai. Revenu en France il trouva une place d’ouvrier modeleur à l’usine Brichet de Revin (Ardennes). Il était alors chef d’atelier et l’un des principaux propagandistes anarchistes de la région. Le journal le Père Peinard du 28 juin 1891 publiait la petite annonce suivante : “Les compagnons de Fumay, désirant activer la propagande anarchiste dans les Ardennes, font appel à tous ceux qui ont à coeur l’effondrement entier et complet de la société actuelle qui supprime de l’humanité la classe prolétarienne. Un groupe est en formation à Fumay qui aura pour but de combattre l’autorité à outrance sous quelque forme qu’elle soit représentée. " C’est lors de cette réunion préparatoire que M. Druard fut arrêté à Fumay le 26 juillet 1891 avec Auguste Martin-Coupaye, Robin Durbecq et Henry Chuillot, et fut accusé d’avoir acheté la dynamite ayant servie lors d’attentats commis en juin à Charleville et Revin contre des gendarmeries. Traduit devant la cour d’assises des Ardennes le 11 novembre 1891, il fut acquitté, faute de preuves sur sa participation directe aux attentats. Licencié de l’usine Brichet, il trouva un nouveau travail chez un ferronier qui le licencia à nouveau en mars 1892.
En avril 1892 il avait été inscrit sur une liste d’anarchistes pouvant devenir dangereux pour la sécurité publique. Il était alors parti pour Paris tandis que sa compagne était restée à Revin.

En novembre 1893, son fils, comme plusieurs autres militants anarchistes de Revin, fut l’objet d’une perquisition.

M. Druard, était marié depuis le 31 décembre 1879 (le 17 juin 1897 selon le Lvret de famille) à Guise avec la journalière Félicie Bourdelot (née le 13 janvier 1857 à Montay (Nord), décédée le 5 février 1907 à Liège), fille de François dit Baudry (décédé à Guise en 1870) et de Félicie Hautcoeur (décédée à Guise en 1882). Il sembkle qu’en 1893 elle ait été la compagne en Belgique d’Henry Dupont.

Druard, qui était le père de six enfants et était séparé de sa femme, se retrouva veuf et quitta alors les Ardennes pour le Nord, puis Paris où il se mettra en ménage avec une jeune bonne du nom de Cotis (décédée dans les années 1960).

Marc Druard est décédé le 10 septembre 1907 à Ivry.


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