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Dictionnaire international des militants anarchistes
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TORTON, Léon
Né vers 1884 - Ouvrier coiffeur – CGT - Rouen (Seine Maritime)
Article mis en ligne le 30 mars 2016

par Guillaume Davranche, Webmestre
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Ouvrier coiffeur, syndicaliste révolutionnaire, Torton exerça les fonctions de secrétaire adjoint de la Bourse du Travail de Rouen (Seine-Inférieure) avant d’être élu secrétaire en février 1909 — voir Thuillier. Très militant, Torton fut maintes fois condamné : le 22 février 1906, par la cour d’assises de Rouen à huit mois de prison avec sursis et 100 f d’amende, pour avoir apposé ou fait apposer, en octobre 1905, des placards antimilitaristes intitulés Paroles à ceux qui vont souffrir, et portant pour signature : la Jeunesse syndicaliste de Malaunay, Le Houlme, Barentin et les environs. Torton était alors secrétaire adjoint de la Bourse. La municipalité étant intervenue et demandant que les syndicats le désavouent, Torton démissionna afin de ne pas être à l’origine d’une scission et s’installa coiffeur. Mais, boycotté, il échoua.

En mai 1907 il effectuait une tournée de propagande en Normandie ; au cours d’une perquisition, la police saisit chez lui une formule d’explosif ; il fut conduit, menottes aux mains, à la prison de Bonne Nouvelle ; le 20 juillet 1907, le tribunal de Rouen le condamna à dix-huit mois de prison. En 1908 i donna l’adhésion du groupe anarchiste de Rouen à la Fédération anarchiste (voir Marceau Rimbault) et contribua à l’été avec notamment Lebourg à constituer une Fédération du Nord-ouest regroupant les compagnons de Rouen, Lorient, Amiens, Evreux, Cherbourg, Fourcarmont, Caen, Andeville et Beauvais.

Au cours d’un meeting organisé à Rouen, à l’occasion du 1er mai 1909, il tint, ainsi que son camarade Charles Marck, des propos jugés injurieux à l’égard de la police ; le tribunal correctionnel de Rouen le condamna le 6 mai à trois mois de prison (Marck à quatre mois). Le jugement fut confirmé en appel le 22 mai. Torton fit sa peine en cellule, ce qui lui valut la remise d’un quart, et il fut libéré le 2 août. Le 20 avril 1910, il fut encore une fois condamné à trois mois de prison pour avoir bousculé un commissaire de police lors d’une manifestation de cheminots le 10 avril.

Accusé enfin d’avoir favorisé une désertion — le déserteur aurait été un « mouchard » — Torton se réfugia en Belgique, puis en Hollande ; le tribunal correctionnel de Rouen le condamna, le 31 janvier 1911, à deux ans de prison. Cela ne l’empêcha pas d’assister du 3 au 10 octobre 1910, au XVIIe congrès national corporatif — 11e de la CGT — tenu à Toulouse, où il était le délégué des menuisiers d’Elbeuf, des employés de Rouen et de trois syndicats du textile de la région rouennaise.

Œuvre : -Syndicalisme et Révolution sociale (R. Davoust, Bruxelles, 1912)

P.S. :

Sources : Arch. Nat. BB 18/2 324-2 (128 A 06), F7/ 13567 et F7/ 13619. — Les Temps Nouveaux, 3 mars 1906, 1er juin et 3 août 1907, 31 mai 1909. — La Petite République, 7 mai 1909 et 21 avril 1910. — Le Journal des Débats, 26 novembre 1910. = Norice de J. Maitron i complétée par Davranche in Maitron en ligne // Arc. Nat. F7/12723 //


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