Bandeau
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
LECA (ou LECCA), Honoré, Joseph, Séraphin
Né à Marseille le 27 mars 1869 - Journalier – Marseille (Bouches du Rhône) – Nîmes (Gard) - Guyane
Article mis en ligne le 22 septembre 2015
dernière modification le 20 janvier 2017

par Webmestre
logo imprimer

Honorré Leca (ou Lecca), qui aurait été d’origine italienne, avait été soldat dans un bataillon d’Afrique de novembre 1891 à janvier 1896. Il avait été fiché dans les années 1890 et signalé comme anarchiste militant à Marseille où il aurait formé un groupe de cambrioleurs. Il résidait à l’époque 29 rue Belle de Mai, puis en août 1896 avait été signalé comme disparu de la ville.

A l’automne 1896, il avait été recherché étant suspecté d’avoir participé avec Venance Lesbros à la fabrication d’une bombe. Il fut condamné, semble-t-il à Nimes, au moins à 4 reprises à des peines de 2 à 15 mois de prison pour « vols et voies de faits ». Fin 1897 ou début 1898, il avait été détenu à Toulon pour activités anarchistes et s’était évadé avec un autre compagnon qui avait ouvert le feu sur les gardiens qui les poursuivaient.

Au printemps 1898 il était signalé de passage à Nîmes et Montpellier avec deux compagnons camelots, Fernand Pascal et Seraphin Ricci également fichés comme anarchistes. Tous 3, qui étaient à Nîmes en contact avec le compagnon Auguste Moussier, furent arrêtés le 4 mars 1898 à Nîmes où ils furent trouvés porteurs d’un outillage de cambrioleurs ainsi que de brochures et chansons anarchistes. Leca aurait déclaré être l’ami du compagnon Lesbros dont il n’avait pas de nouvelles depuis presque un an. Lors de son arrestation et dans la cellule du commissariat, Lecca ne cessa de crier « Vivent les martyrs de Montjuich ! Vice Cuba libre ! Vive l’anarchie !  ». Tous trois furent ensuite écroués à la maison d’arrêt de Nîmes. Le 30 mars Leca fut condamné à 2 mois de prison avec « confiscation de son matériel de cambriolage » tandis que ses deux camarades inculpés de « vagabondage » étaient acquittés. A sa libération en mai il était semble-t-il retourné à Marseille.

En 1906 il était recherché après s’être évadé du bagne de Guyane.

P.S. :

Sources : AD Gard 1M743 // L’Eclair, 5 mars 1898 // Le Petit Républicain, 6 mars 1898 // AD Ardennes 1J33 (télégramme de la sureté nationale) //


Dans la même rubrique

0 | 5

LEBRUN , Emile, Henry
le 10 juillet 2018
par R.D.
L’ECUYER, Auguste
le 14 février 2018
par R.D.
LECOMTE, Louise
le 14 février 2018
par R.D.
LECUYER, Jean, Antoine
le 2 novembre 2017
par R.D.
LECOURTIER
le 10 octobre 2017
par R.D.


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.89
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2