Dictionnaire international des militants anarchistes
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RAYON, Louis, Joseph
Né le 10 janvier 1883 à Sainte Gauburge (Orne) - Journalier ; colporteur - Marne
Article mis en ligne le 22 mai 2015
dernière modification le 27 octobre 2023

par ps

Louis Rayon, qui aurait résidé à Versailles, figurait au début des années 1900 à l’état vert n°4 des anarchistes et était qualifié « d’anarchiste dangereux » et de sans domicile fixe.

Fin août 1902 il ne s’était pas présenté à une audience correctionnelle à Chalons où il était poursuivi pour « délits de chasse ». Début janvier 1903, il avait été arrêté sur la commune de Trépail, légèrement ivre et armé d’un couteau en train de taper violemment sur la porte d’un habitant, propriétaire vigneron, en criant « Sors donc fainéant ! Ouvre la porte, je te larde, je te crève, je suis socialiste anarchiste et dès ce soir, je mettrais le feu à ta tôle ». Conduit au poste, il refusa de répondre si ce n’est qu’il déclara « je suis anarchiste. Vive Ravachol, ma tête à Deibler et j’emmerde la République ». A l’occasion la police notait qu’il était tatoué : une femme nue sur le bras droit, une étoile à la jonction du pouce et de l’index droit et sur le bras gauche l’inscription « Ni Dieu ni maître », une tête de soldat, un cœur traversé par un poignard, un pot de fleurs orné de l’inscription « Pas de chance » et des 4 as, et l’inscription « Marche ou crève » sur la partie interne du mollet gauche. Inculpé de "vagabondage, bris de clôture, menaces de mort et d’anarchie », il fut condamné à 2 mois. Libéré le 10 mars 1903 de la prison de Reims, il y était réintégré le 23 avril pour « vagabondage et bris de clôture ».

Le 22 juillet 1903 il avait été libéré de la prison de Reims où il avait purgé une peine de 20 jours pour « contrainte par corps » et était parti à pieds pour Chalons. Le 5 février 1904 il avait été libéré de la prison de Chalons où il avait purgé une peine après avoir été arrêté sous une fausse identité et condamné le 6 août 1903 à 4 (ou 8) mois pour « vagabondage et chasse avec engins prohibés ».

Fin 1904 il circulait à pieds en Seine-et-Marne et la Marne avec un homme et une femme et était à la recherche de travail sur la ligne de chemin de fer en construction dans la région d’Epernay où en 1906 il était recherché en vain.

Le 22 avril 1908, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Reims à 6 semaines de prison pour « mendicité ». A sa sortie de prison le 31 mai, il serait parti pour Paris, mais revint dans la Marne où dès le 18 août 1908 il fut de nouveau arrêté pour « mendicité et vagabondage ».


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