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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BOR, Etienne, Marius, Noël
Né à Montpellier le 25 décembre 1877 - Haute Marne – Marne - Puy-de-Dôme
Article mis en ligne le 1er mai 2015
dernière modification le 27 avril 2018

par ps
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Ancien professeur de lettres ou de mathématiques, Etienne Bor, qui était amputé du pouce de la main gauche, était signalé dans la Marne puis en Haute Marne en 1896 où il était arrivé venant de Dijon à pieds. Suite à diverses altercations avec des commerçants, la gendarmerie locale le signalait comme « déséquilibré ». Il avait été auparavant à Cahors, Paris, Marseille, en Italie, Lons le Saulnier, Besançon et Dijon Il avait été officier dans l’armée et condamné par un conseil de guerre à 5 ans.

Il figurait au printemps 1898 sur une liste d’anarchistes établie à l’occasion du voyage
en avril du Président de la République à Nice. Au début de l’été 1898, couchant chaque nuit à l’hospice ou dans les asiles de nuit, il se rendait à Nice pour y visiter un parent. A l’automne 1898, de retour d’Italie, il était signalé comme circulant dans le Var, venant à pieds ou en train de Marseille. La police signalait alors qu’il était porteur de deux diplômes du baccalauréat (es-lettres et es-sciences) visés par le vice consul de France à Vintimille et d’un passeport gratuit valable un an délivré par la Préfecture de Nice. Il continuait ensuite de circuler dans le Var et le Vaucluse notamment. En juillet 1899 il avait été écroué pour "vagabondage" à la maison d’arrêt de Saint Pons (Hérault). En décembre 1900 il figurait sur l’Etat récapitulatif des anarchistes du Gard et résidait alors à Nîmes rue de Montpellier. Il était également inscrit à l’état vert n°1 des anarchistes disparus et/ou nomades.

Il aurait milité (?) dans le Puy-de-Dôme au début des années 1900. En aout 1908, considéré comme « vagabond » et sans domicile fixe, il figurait à l’état vert n°4 des anarchistes disparus et/ou nomades. Il fut arrêté après avoir selon la police « insulté et menacé de son couteau », les gens refusant de lui faire l’aumône ; il fut condamné à Wassy (Haute Marne) à 4 mois de prison pour « outrages à magistrat » lors de son interrogatoire et fut transféré à Dijon.

P.S. :

Sources : F. Boiron « Le mouvement anarchiste…’, op. cit.// AD Haute Marne 88M3// AD Marne 30M103// AD Var 4M275 // AD Gard 1M736 // Etat signalétique confidentiel des anarchistes disparus et des anarchistes nomades, n°4, avril 1904 // Arch. Nat. BB 186453 // AD Alpes Maritimes 4M488 //


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