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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BAUDELOT, Charles, Auguste "Georges DUCROT"
Né à Paris en 186 ? - Imprimeur – Paris
Article mis en ligne le 21 avril 2015
dernière modification le 11 décembre 2017

par ps
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Agé d’une trentaine d’années, Charles Baudelot qui résidait 29 rue du Buisson Saint Louis ou 119 faubourg du Temple (siège de l’imprimerie ??) était membre de la Chambre syndicale des hommes de peine fondée en 1887 par Leboucher et Louiche et dont il avait été nommé secrétaire adjoint lors d’une assemblée générale tenue le 19 novembre 1887, aux cotés de Riemer (secrétaire) et de Jérôme Laurens (trésodier). Il était également le secrétaire de la 20ème section de la chambre. Il était également membre du groupe du Xème arrondissement Les Insoumis fondé en 1882 et reconstitué en 1886. Ce groupe dont faisaient également partie Baudoin, Roger, Jacquet et Morni, se réunissait 94 Faubourg du Temple.

En 1887 il était signalé dans les réunions tenues rue de Ménilmontant par le groupe Les Libertaires du XXème (voir Louiche). A l’automne, suite à des rumeurs de coup d’Etat, il recommandait aux camarades "d’être tous armés afin d’être prêts à la lutte".. Il appelait également, au moindre évènement "à couper les conduites de gaz et à mettre le feu au Palais des archives, à la Banque de France, aux palais de justice et de la Bourse et à la Préfecture de police".

A l’été 1888 il était signalé dans les réunions du Groupe anarchiste de Belleville fondé en juin par Pennelier. Il participait également aux réunions communes des groupes La Panthère, les Déshérités de Clichy et les Anti patriotes du XVIIIème auxquels il proposait l’organisation de meetings dans le XVIIIème pour contrer les possibilistes et les blanquistes. Sa pr"sence était également signalée das les réunions du Cercle anarchiste international de la salle Horel.

Fin novembre 1888, suite à deux attentats contre des bureaux de placement (voir Espagnac) il avait été l’objet d’une enquête et d’une perquisition comme plusieurs autres compagnons. Il demeurait alors rue Saint Maur et était secrétaire de la chambre syndicale des hommes de peine.

Il fut l’imprimeur gérant de plusieurs organes libertaires dont Le ça ira (Paris, 1889) pour lequel il fut condamné au printemps 1889 à 6 mois de prison et 1.000 francs d’amende pour deux articles ("Les Incendies" et "Hardi les gars"), L’anarchie (1890-1891) de Martinet, L’Arme (Paris 1890-1892, au moins 7 numéros) où il avait remplacé le 30 novembre 1890 A. Capelle et dont le rédacteur principal était Paul Martinet .

En 1890, tout comme Martinet, Leboucher et Laurens entre autres, il s’opposait à l’entrée des anarchistes dans les syndicats.
Le .3 août 1890 il avait été arrêté alors qu’il était en train de découper des timbres sur des affiches dans le XIIIème arrondissement.

Le 5 janvier 1892, avec une vingtaine de compagnons – dont Lucas, Guyot, Charville et Saint Martin – il était allé perturbé une conférence de l’abbé Garnier , salle des Mille colonnes (rue de la Gaité) ,sur la réintégration des sœurs dans les hôpitaux. Ce même mois de janvier, il était signalé dans les réunions du Groupe parisien de propagande anarchiste qui avait publié le numéro unique du journal Le Conscrit (voir Charveron). Il aurait été membre du groupe du Xème arrondissement, fondé en 1882 sous le nom Les Insoumis et reconstitué en 1886 et dont faisaient entre autres partie Baudouin, Payelle, Jacquet, Roger et Morni.

Le 23 octobre 1892, avec une quarantaine de compagnons – dont Pichon, Guillot, Charbot, Rigollet, Bruneau, Guilmard, Quince, Porret et Bouttet – il était allé perturber un meeting boulangiste tenu salle Favié. Il aurait été membre à cette époque du groupe L’Exploité.

Il serait un parent de Baudoin avec lequel vers 1894 il aurait été suspecté d’être un "mouchard" et exclu des groupes anarchistes.

Il y a sans doute identité avec le Baudelot qui en 1887 participait à des déménagements "à la cloche de bois" et , à l’été 1888, donnait des conférences à Choisy le Roi.

P.S. :

Sources : R. Bianco « Un siècle de presse anarchiste… », op. cit.// La Révolte, année 1888 // Le Père peinard, 7 avril 1889 // APpo BA 75, BA 77, BA 78, BA 99, BA 138, BA 1498, BA 1506, BA 1508 //


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