Tomas Samitier Uruen avait commencé à travailler dès l’âge de 10 ans comme berger avant d’entrer à 14 ans à la raffinerie d’essence de La Peña. En 1925, il était embauché à la Compagnie des chemins de fer et militait alors à la CNT.
Il fut nommé garde barrière à Zuera (Saragosse) dont lors du coup d’État franquiste de juillet 1936, il parvint à s’enfuir tandis qu’était arrêtée sa compagne et fusillés son frère Pedro (le 16 aout 1936 à Huesca) et sa sœur Maximiliana (en décembre 1936). Tomas Samitier qui était parti combattre sur le front, ne retrouva sa compagne qu’en 1938.
Passé en France lors de la Retirada, il fut interné dans divers camps. À la Libération il trouva un travail au Barrage de l’Aigle (Cantal) où pendant l’Occupation s’était reconstituée la CNT et s’était formé un maquis entièrement cénétiste (voir Juan Montoliu del Campo) et où en 1946, il était le responsable des contacts de la CNT de tendance dite orthodoxe
À l’achèvement du chantier du barrage il alla travailler à Pont de Salars où début 1950, il avait été nommé responsable d’une section de la SIA et où il dut subir une première opération. Puis avec toute la famille il alla s’installer à Millau où il milita à la FL-CNT.
À l’été 1977, alors que sa santé était déjà très fragile, ses enfants l’accompagnèrent à Riglos et à Zuera où en 1978, il revenait définitivement avec sa compagne Teresa.
Membre de la CNT de Zuera, Tomas Samitier Uruen décédait le 17 juillet 1980.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)