logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
JUAN JUAN, Manuel
Né à Albatera (Alicante) en 1893 – mort le 17 novembre 1966 - Chaudronnier – MLE – SIA – CNT – Barcelone (Catalogne) – Fumel (Lot et Garonne) – Paris
Article mis en ligne le 19 octobre 2014

par ps

Chaudronnier à Barcelone, Manuel Juan Juan était membre de la Société des chaudronniers en fer qui avait adhéré à la CNT en 1911. Insoumis au service militaire, il fut arrêté puis envoyé dans une compagnie disciplinaire et déporté au Maroc de 1916 à 1920. De retour à Barcelone il milita à la section des chaudronniers du syndicat CNT du métal qui était alors clandestin et refusa toujours d’occuper un poste de responsabilité estimant que sa place était à la base. Il eut à subir à de nombreuses reprises le boycott patronal comme figurant sur les listes noires ce qui lui ferma les portes de nombreux ateliers.

Au moment du coup d’état franquiste de juillet 1936 il travaillait dans un atelier métallurgique, 8 calle Vila y Vila, et avec quelques compagnons allait y organiser l’atelier confédéral n°1 Libertad y Progreso où, après avoir pris contact avec Eugenio Vallejo, il allait commencer la fabrication collectivisée de camions citernes blindés pour le front, puis avec Vicente Perez Combina les camions des services de l’hygiène et santé publique de Barcelone. En 1937, sans doute après les affrontements de mai avec les staliniens,, suite à une mission confiée par le Comité régional de Catalogne, il fut arrêté et emprisonné à la Modelo où les communistes voulaient l’inculper de « sabotage et destruction de matériel de guerre ». Suite à l’intervention du compagnon Amador Gonzalez qui était son ami, il fut finalement remis en liberté.

Il continua de gérer l’atelier confédéral jusqu’à la Retriarada où il passa en France . Il parvint à réunir sa famille dispersée lors de la Retitada et s’installa à Fumel où il allait militer à la FL-CNT et à la section locale de la Solidarité Internationale antifasciste (SIA) où il appliqua son précepte favori : « Les sentiments humains doivent avant tout se manifester dans la solidarité et l’appui mutule. Sans ces sentiments, l’être humain cesse de l’être pour devenir moins qu’un animal ». Avec sa compagne Amparo, qui fabriquait les costumes, il organisa également un groupe artistique afin de recueillir des fonds pour les malades, les nécessiteux et/ou les prisonniers. Puis il alla s’installer à Paris où, après deux opérations de l’estomac, il décéda le 17 novembre 1966.


Dans la même rubrique