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DEJOUX, Louis
Né à Replonges (Ain) le 5 novembre 1849 - mort en mai 1884 - Ouvrier cordonnier ; ouvrier scieur - Lyon (Rhône) - Lausanne & Genève (Suisse) - Paris
Article mis en ligne le 14 février 2007
dernière modification le 5 mars 2018

par R.D.
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Louis Dejoux, frère cadet de François, ancien conseiller municipal de Villeurbanne passé à l’anarchisme, habitait, 67, rue de Chartres, à Lyon appartenait à la Fédération révolutionnaire de la région de l’Est, qui, en mars 1881 — c’est-à-dire quelques semaines avant la tenue à Paris du congrès régional du Centre qui marqua la scission entre socialistes et anarchistes — groupait la plupart des anarchistes de la région de l’Est.

À titre de gérant du Droit social (Lyon, 24 numéros du 12 février au 23 juillet 1882) , le premier journal anarchiste fondé à Lyon, il fut condamné le 25 mai 1882, par la cour d’assises du Rhône, à un an de prison et 200 f d’amende pour des articles glorifiant l’acte de Fournier, jeune ouvrier sans travail âgé de dix-neuf ans qui, le 24 mars 1882, avait tiré à Roanne sur le patron Bréchard. Louis Dejoux était alors passé en Suisse (cf. Le Révolté, 27 mai & 8, 10 juin 1882) où sa femme était venue le rejoindre et avait été remplacé à la gérance du journal par A. Bonthoux.

Dejoux représenta la Fédération révolutionnaire à un congrès de la Fédération jurassienne tenu à Lausanne le 4 juin 1882, congrès au cours duquel Élisée Reclus proposa d’organiser à Genève dans le courant du mois d’août une réunion anarchiste de caractère international. A cette réunion tenue les 13-14 août à laquelle participèrent une cinquantaine de délégués, Dejoux fut le délégué de la section de Lausanne. A l’issue de la réunion dans la matinée du 14, il était parti pour Lausanne avec Bordat pour y faire une conférence contradictoire (Dieu et l’Etat) présidée par le compagnon Valadier de Lyon et à laquelle assistèrent environ 1500 personnes.

Il fut semble-t-il expulsé du canon de Lausanne et à l’automne 1882 résidait à Genève chez Romanas, rue Sismondil.

Louis Dejoux était toujours réfugié en Suisse quand il fut impliqué, comme son frère François, dans le procès, dit Procès des 66, qui s’ouvrit à Lyon devant le tribunal correctionnel, le 8 janvier 1883, à la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882 et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882. Selon l’importance des charges retenues contre eux, l’accusation avait classé les prévenus en deux catégories (Voir Bordat). Dejoux, prévenu de la 1re catégorie fut condamné par défaut, le 19 janvier 1883, à deux ans de prison, 1 000 f d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civils.

Les journaux Le Révolté (25 mai 1884) et L’Alarme (Lyon) annoncèrent son décès à Paris au printemps 1884 des suites d’une bronchite pulmonaire.Il a été enterré à Paris le 19 mai.

P.S. :

Sources : Arch. Dép. Rhône, 4 M 2 et 4 M 3. — J. Maitron, Histoire du mouvement anarchiste en France, (1880-1914) — M. Massard, Histoire du mouvement anarchiste à Lyon, 1880-1894, DES, Lyon, 1954. — Le procès des anarchistes devant la police correctionnelle et la cour d’appel de Lyon, Lyon, 1883.= Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier...op. cit. // R. Bianco « Un siècle de presse… », op. cit. // Le Révolté, 25 mai 1884// L’Alarme, Lyon, n°7, 25 mai 1884 // AD Rhône 4M307 //


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