logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
CALLIS CALDERON (ou CLAVERIA), Francisco
Se suicide en 190 ? - MLE – Barcelone (Catalogne)
Article mis en ligne le 15 juillet 2014
dernière modification le 17 novembre 2015

par ps
logo imprimer

En 1896, alors qu’il venait de revenir d’Argentine, Francisco Callis Calderon avait été arrêté et accusé d’avoir participé le 7 juin à l’attentat de la rue Cambios Nuevos. Torturé atrocement au fort de Montjuich au point qu’il en deviendra fou il fut condamné en décembre à 19 ans de prison, peine augmentée en mai 1897 de la perpétuité pour complicité d’un attentat commis contre le siège du patronat. Lors du conseil de guerre tenu en décembre 1896 à Montjuich, 40 accusés avaient été condamnés à 20 ans de prison, 27 à 8 ans et 8 - dont Tomas Ascheri, Luis Mas, Antonio Nogues, Juan Alsina et José Molas - condamnés à mort et exécutés le 4 mai 1897.

Lors des séances de tortures, il fut comme Luis Mas martyrisé à l’aide d’un appareil spécial qu’il décrivit ainsi : "...c’est un casque de fer ayant à sa partie postérieure une sorte d’arbre ou essieu tournant auquel aboutissent plusieurs pièces qui se tendent à l’aide d’une manivelle. L’une des pièces emprisonne et tire fortement par en haut la lèvre supérieure, la faisant recouvrir le nez jusqu’à ce que la chair des gencives éclate. Une autre pièce prend et tire par en bas la lèvre inférieure. Pour faciliter la respiration, une pièce s’introduit dans la bouche. L’appareil repose sur les épaules et deux autres pièces pressent horriblement les tempes" (cf. Le Père Peinard, 18 avril 1897). A l’automne 1897, suite à des propos tenus par Ascheri sous la torture, il fut de nouveau poursuivi pour un attentat qu’il aurait commis le 1er septembre1886 contre le siège du club patronal Fomento del trabajo nacional. Dans une lettre de la prison de Barcelone, datée du 3 décembre 1897, co-signée par Francisco Leo, Jaime Vilella, Juan Casanovas, Antonio Cerezuelo, Lorenzo Cleiria, Juan Bautista Olle et Sebastian Suñe, Francisco Callis dénonçait ce nouveau jugement basé uniquement sur les tortures subies par les accusés (cf. Le Père peinard, 19 décembre 1897).

Depuis la prison il collabora notamment au supplément de La revista Blanca (1899). En 1900 il fut le signataire depuis la prison d’un manifeste dénonçant les tortures et fut finalement libéré. Il devint alors le compagnon de Francisca Saperas. Lors de la grève de 1901 il fut interné à bord du bateau-prison Pelayo.

Selon certaines sources il aurait accompagné Tarrida del Marmol en Europe lors de la campagne de dénonciation des tortures à Montjuich.

Vers le milieu des années 1900, ne pouvant plus supporter les séquelles des tortures, il se suicidait en se jetant du 3ème étage de son appartement à Barcelone.

P.S. :

Sources : M. Iñiguez « Enciclopedia.. », op. cit.// Le Père peinard, 27 décembre 1896 (compte rendu du procès & lettre d’un gardien témoignant des tortures) 3 janvier & 18 avril 1897, 28 novembre 1897, 12 & 19 décembre 1897 //


Dans la même rubrique

0 | 5

CAMELE
le 15 février 2018
par R.D.
CAMPRUBI CABALLERIA, Ramon
le 11 janvier 2018
par R.D.
CAMACHO FERNANDEZ, Antonio
le 11 janvier 2018
par R.D.
CANET, Jean
le 12 mai 2017
par R.D.
CANEPPA, Adrien, Eugène, Félix (fils)
le 8 mai 2017
par R.D.
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10