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DAUNIS, André, Pierre
Né le 1er août 1897 à Bages (Aude) - mort le 19 juillet 1985 - Employé des chemins de fer ; électricien, maçon - UACR - FA - FCL - Narbonne (Aude)
Article mis en ligne le 11 février 2007
Dernière modification le 28 juillet 2020

par R.D.

Fils d’un pêcheur, André Daunis s’engagea pour quatre ans en 1915 et fut cité à l’ordre du régiment en 1918. Employé aux chemins de fer du Midi à Narbonne (Aude) où il s’était marié le 15 novembre 1919, il fut révoqué, — sans doute en 1920 — et demeura à Narbonne où les rapports administratifs le signaleront tour à tour comme électricien (en 1924), cultivateur (en 1928) et maçon (en 1936) : il habitait à cette dernière date aux Églantines, route de Carcassonne. Il avait participé en 1923 à l’emprunt pour Le Libertaire quotidien.

Aux environs de 1925, il passait pour un des principaux animateurs du petit groupe anarchiste narbonnais Élisée Reclus. Il habitait alors 1 rue Sambre et Meuse et était le secrétaire de la Fédération révolutionnaire du Languedoc fondée à Béziers le 19 octobre 1924, poste auquel il avait été réélu lors du congrès des 15-16 août 1925 (voir Ghislain) auquel, outre de nombreuses individualités, avaient participé des délégués des groupes d’Albi, Carmaux, Toulouse (Tricheux) , Perpignan (Montgon), Narbonne (Respaut), Coursan, Béziers, Montpellier (Ghislain, Angonin) , Nîmes (Reynaud) et Bousquet d’Orb.

En 1926, il s’employait très activement à préparer le congrès anarchiste qui devait se tenir en novembre à Toulouse et étudier la formation d’une « Fédération anarchiste du Midi ». À la fin de l’année, on le vit délégué à Narbonne du « Groupe anarchiste français » et dirigeant d’un « groupe d’études sociales », en 1928 secrétaire à la propagande de la Fédération libertaire du Languedoc. Il avait accompli entre temps (1927) une vaste campagne de meetings de propagande dans l’ensemble du Midi. L’autorité préfectorale, qui lui consacra des notations assez fréquentes, estimait qu’il réservait une part notable de son activité à la vente de brochures anarchistes.

Aux élections législatives de 1924, Daunis figura, avec Justin Olive, Albert Pech et Joseph Fournil — tous habitants de Narbonne ou de ses environs — sur une liste « libertaire » qui fut déposée à la préfecture mais qui, abstentionniste, s’effaça avant le scrutin. Il se déclara également candidat de l’Union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR) aux élections de 1928 dans la circonscription de Carcassonne, comme son camarade Pierre Belot dans celle de Castelnaudary, puis candidat du « Groupe des Combattants de la paix », en 1936, à Narbonne : en ces deux occasions, il se retira toutefois avant la compétition.

En juillet 1935 il avait été au nom du syndicat du bâtiment l’un des signataires du manifeste appelant à une conférence nationale contre la guerre et l’union sacrée publié dans Le Libertaire (12 juillet 1935) et dont le comité d’organisation comprenait entre autres R. Louzon, P. Monatte, Fremont, Grandjouan, Marceau Pivert, M. Chambelland, H. Poulaille et R. Lefeuvre

Le gouvernement l’interna du 20 septembre 1939 au 10 octobre 1941, en même temps que plusieurs autres anarchistes de la région narbonnaise, au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), où étaient groupés la majorité des opposants au régime qui demeuraient dans le Tarn ou dans l’Aude.

Après la guerre André Daunis a milité à la Fédération anarchiste puis à la Fédération Communiste Libertaire (FCL).

André Daunis est décédé à Narbonne le 19 juillet 1985.


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