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Dictionnaire international des militants anarchistes
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COUSSINET, Lucien
Né le 10 juillet 1883 à Montereau-fault-Yonne (Seine-et-Marne) - Menuisier - UA – CGT – CGTU – Montereau (Seine-et-marne) - Paris
Article mis en ligne le 1er février 2007
Dernière modification le 7 mai 2020

par R.D.

Fils d’un cordonnier et d’une repasseuse, Lucien Coussinet choisit le métier de menuisier.
Secrétaire de l’Union des syndicats de la région de Montereau en 1909, il mena une active propagande syndicaliste dans toute la Seine-et-Marne, mais ne réussit pas, faute de ressources, à organiser une permanence interdépartementale.
Le 13 mai 1911, à l’occasion de la conférence tenue à Montereau par le député Dumesnil pour expliquer le principe des retraites ouvrières, il fit voter un ordre du jour contre les cotisations ouvrières et demanda la réintégration des cheminots révoqués.

Du 3 au 6 janvier 1912, il organisa la grève des terrassiers de Montereau. Quelques jours plus tard, il donnait sa démission de secrétaire de l’Union des syndicats, car il partait pour travailler à Paris où il devint secrétaire du syndicat des menuisiers. En novembre 1912, il fut condamné à trois mois de prison pour propagande antimilitariste. Exempté de service militaire, il fut maintenu dans cette position le 26 décembre 1914. Il demeurait alors 24 rue de l’Eure (XIVème arr.).

À la veille du premier conflit mondial, L. Coussinet était membre de la commission exécutive de la Fédération du Bâtiment. A la fin de la guerre, il collaborait au journal La Plébe (Paris, 4 numéros du 13 avril au 4 mai 1918) qui se définissait « syndicaliste, libertaire, socialiste…l’organe de cette minotité militante de la branche française de l’Internationale qui s’est retrouvée pour la première fois en août 1915 à Zimmerwald. Elle est l’organe de tous ceux qui, à l’épreuve du désastre, ont gardé intactes leur foi, leur combativité, de tous ceux aussi des masses profondes que la guerre a réveillée… ». Lors du VIe congrès de la Fédération, en juillet 1918, il représenta le syndicat des menuisiers de la Seine. A cett même époque c’est à son domicile rue d Seine que se réunissait le Soviet du VIè arrondissement qui était en formation. En décembre de la même année, il fut réélu à la commission exécutive fédérale. Il était alors secrétaire du syndicat des menuisiers de Paris et trésorier de la 18e région fédérale (Région parisienne). Se confond-il avec Coussinet, membre en 1920, du Comité central provisoire du Parti communiste de Péricat ?

Arrêté en septembre 1920 avec Content et Letourneur pour apologie de Cottin, l’auteur d’un attentat contre Clemenceau, lors d’un meeting pour l’amnistie tenu à Clichy, il fut condamné en novembre 1920 à six mois de prison et 50f d’amende pour menées anarchistes et purgea sa peine, semble-t-il, à la prison de la Santé.

Après la scission syndicale, il milita à la Fédération unitaire du Bâtiment et représenta le syndicat des menuisiers de Paris, dont il était toujours le secrétaire, au XIe congrès de la Fédération unitaire du Bâtiment, à Bordeaux, en septembre 1927. Il vota avec la majorité fédérale : Membre de la commission exécutive de l’Union des syndicats unitaires de la Seine en 1922, il était membre du comité départemental des Comités intersyndicaux. Selon un rapport de police du 11 juin 1924, L. Coussinet intervint le 10 juin au nom de l’Union anarchiste (UA) au meeting qui se tint ce jour, salle de la Grange-aux-Belles contre la répression en Espagne et il demanda l’amnistie intégrale « y compris en Russie ».


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