D’abord ajusteur-outilleur, Robert Bernard dut abandonner une profession régulière du fait qu’il était recherché comme insoumis de la classe 1921 ; vivant alors dans l’illégalité, il travailla « au noir » dans le Bâtiment, puis fit de la décoration.
Amateur de chansons sociales, il se lia avec d’autres libertaires du groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires de La Muse Rouge, où il fit ses débuts en 1928, sous le pseudonyme de “Frédy”, et dont il restera un des piliers jusqu’à la (…)
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La Muse Rouge
Articles
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BERNARD, Robert, Lucien “FREDY”
Né le 27 juillet 1901 à Alfortville — mort le 13 octobre 1995 — Ouvrier ajusteur-outilleur ; ouvrier du bâtiment ; chansonnier — Paris — Perpignan (Pyrénées-Orientales) — Touraine
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COLLADANT, Fernand
Né le 31 mars 1881 à Vouzon (Loir-et-Cher), — mort le 3 juin 1935 — Ouvrier sellier ; Chansonnier — Paris
Originaire du Loiret, Fernand Colladant (parfois orthographié Coladant et prénommé Ferdinand), fils de François et de Joséphine Pasquié, infirme des jambes depuis sa naissance, était venu à Paris en 1905 ou 1906.
En collaboration avec les chansonniers révolutionnaires, il fut le gérant de Nos chansons (Paris, une vingtaine de fascicules publiés entre 1918 et 1933), recueil périodique publié par le groupe « La Muse rouge » et dont on peut citer quelques titres : Chants de Révolte, de (…) -
DOUBLIER, Maurice, Eugène, Gabriel
Né le 18 novembre 1873 à Cloyes (Eure-et-Loir) — tué sur le front d’Argonne le 16 avril 1916 — Commis en épicerie ; chansonnier — CGT — Paris
Militant syndicaliste révolutionnaire de la Fédération CGT de l’alimentation, Maurice Doublier est avant tout connu comme chansonnier révolutionnaire. À la fin des années 1890, il avait écrit plusieurs chansonnettes corporatives dont « Les chants du commis épicier (1897), Le crayon sur l’oreille (1898), Les boîtes, et La Chanson des arpètes” (1900). Il avait été dès le début du vingtième siècle l’un des premiers adhérents du « Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires » dont (…)
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DROCCOS, Louis Alexandre
Né le 19 janvier 1872 à Druento (Piémont) — mort en mars 1926 — Compositeur — Lyon — Paris
Aveugle de naissance qui eut à subir huit opérations de la cataracte, Louis Alexandre Droccos, dont la famille était venue habiter Lyon, avait été placé à l’âge de 4 ans, à la Maison des aveugles Saint-Vincent-de-Paul où « l’organiste de l’institution, une femme, s’attacha à lui, attirée par ses dispositions musicales, et lui fit étudier l’harmonie et la composition » (cf.Le Peuple). Dès l’âge de 17 ans il était professeur de piano.
Tout jeune à Lyon, Louis Droccos, qui était déjà un (…) -
D’AVRAY, Charles [JEAN Charles-Henri, dit]
Né à Sèvres (Seine-et-Oise) le 9 septembre 1878 — mort le 7 novembre 1960 — Chansonnier — Paris
En 1895, Charles-Henri Jean, fils d’un architecte, suivait les cours du Conservatoire de Musique et s’exerçait déjà à composer des chansons. Au cours des années suivantes, il continua à composer et, devint anarchiste après avoir rencontré le compagnon de la mère de Jeanne Humbert qui l’avait introduit dans les milieux néo-malthusiens. Devenu adepte des doctrines libertaires, il entreprit désormais sous le nom de Charles D’Avray des tournées de propagande par la chanson qu’il devait (…)
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GIBERT, Félix
Né vers 1882 — mort en 1962 — Comédien — Paris
Pendant sept ans Felix Gibert avait joué à l’Odéon aux cotés de Firmin Genier. Entre les deux guerres il participait aux tournées du chansonnier libertaire Charles d’Avray. Au début des années 1920, il avait adhéré au groupe “La Muse Rouge” avec H. Jolivet, Clovys, Loreal, René Tozini, etc. Il participait aux galas et goguettes où il récitait des poèmes et des textes révolutionnaires, en particulier ceux de Jean Richepin.
En mai 1930, il lançait dans Le Libertaire un appel en faveur de (…) -
GUÉRARD, Robert
Né le 16 novembre 1879 à Battigny (Meurthe-et-Moselle) — mort début 1949 — Chansonnier & photographe — Paris
Chansonnier libertaire très populaire dans les milieux ouvriers et auteur de nombreuses chansons dont « Révolution » (1910), « Si les métaux parlaient » (1910), « La Voix du Bronze » (1911), « Guerre à la guerre » (1912) « Fermez vos gueules magistrats et policiers » (1912 ?), Robert Guérard participait avant la première guerre mondiale à l’animation des galas et sorties organisées par les groupes anarchistes, notamment aux « Causeries populaires ».
Devenu membre du Parti communiste, il (…) -
HALLÉ, Maurice, Marie, Eugène.
Né le 17 octobre 1888 à Oucques (Loir-et-Cher) — mort le 6 février 1954 — poète, chansonnier ; correcteur — Loir-et-Cher — Paris
Maurice Hallé travailla tout d’abord avec son père, maître-charron à Oucques dans la Beauce. À quinze ans, à la demande d’une tante il vint à Paris comme garçon de salle, mais ne pouvant supporter ce travail qui ne lui laissait aucun répit pour lire et s’instruire, et sa tante qui brûlait régulièrement les livres achetés à la librairie voisine, il retourna chez son père.
En 1910, il réussissait à faire paraître une plaquette d’une dizaine de monologues en vers Au pays où qu’on parl’ben (…) -
HERBERT, Michel [André Michel HERBERT]
Né le 12 mai 1898 à Paris — mort le 26 aout 1978 — Chansonnier ; poète ; dessinateur — Paris
Michel Herbert serait le petit-fils d’un officier fédéré de la Commune de Paris. Son père le typographe Victor Herbert, serait né sur les barricades, place du Panthéon.
Michel Herbert fut, en avril-juin 1919, journaliste au Titre censuré de Georges Anquetil, feuille communisante qui soutenait la Révolution russe. Selon Léo Campion il était alors libertaire et avait participé le 1er mai 1919 à la manifestation sur les grands boulevards « en brandissant un drapeau rouge et noir » aux cotés (…) -
ISRAEL, Léon
Né le 15 novembre 1882 à Paris (3e) — tué au front le 7 avril 1916 — Chansonnier — Paris
Fils de Mayer Israël, peintre en bâtiment, et de Julienne Vetzel, Léon Israël était sans lien de parenté avec l’anarchiste Lucien Israël*.
Anarchiste et membre de « La Muse Rouge », Léon Israël, qui demeurait 13 cité Riverin (11e arr.) était en 1904 le responsable du Théâtre libertaire qui réunissait une troupe de théâtre et un orchestre. L’année suivante il animait le groupe « Théâtre en camaraderie » qui monta diverses pièces en un acte (L’insoumise de Paul Piretin, Scandales d’Octave (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)