Dictionnaire international des militants anarchistes
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HERBERT, Michel [André Michel HERBERT]
Né le 12 mai 1898 à Paris – mort le 26 août 1978 - Chansonnier ; poète ; dessinateur - Paris
Article mis en ligne le 12 novembre 2007
dernière modification le 16 mai 2024

par R.D.
Michel Herbert

Michel Herbert serait le petit-fils d’un officier fédéré de la Commune de Paris. Son père le typographe Victor Herbert, serait né sur les barricades, place du Panthéon.

Michel Herbert fut, en avril-juin 1919, journaliste au Titre censuré de Georges Anquetil, feuille communisante qui soutenait la Révolution russe. Selon Léo Campion il était alors libertaire et avait participé le 1er mai 1919 à la manifestation sur les grands boulevards “en brandissant un drapeau rouge et noir” aux cotés de Germain Delatousche. En 1920 il fondait le groupe (ou journal ?) Les Pieds dans le plat et commençait une carrière de chansonnier à Montmartre où il adhéra au groupe de chansonniers révolutionnaires La Muse rouge. Memre de la Commune libre de Montmartre, il collabora à un grand nombre de périodiques (Comoedia, Cyrano, Le Frou-Frou, L’Intransigeant, La Lanterne, Le Merle Blanc, La >Vache Enragée, etc) et de 1927 à 1939 à tous les galas de solidarité avec Le Libertaire.
Le 16 février 1929 il avait participé au gala pour le Droit d’adile tenu à la salle des Sociétés savantes. Puis en décembre 1938, il participa au "Noël de la Paix" tenu au Moulin de la Galette au profit du journal La Patrie Humaine.

Initié à la franc-maçonnerie en 1932, il devint par la suite socialiste.

Michel Herbert, qui fut après guerre le bibliothécaire de la SACEM et qui est l’auteur de l’ouvrage « La Chanson à Montmartre » - dans lequel il ne cite aucun de ses anciens camarades – est décédé le 26 août 1978 à l’hôpital de Saint-Valery-sur-Somme.

Le 15 décembre 190, aux côtés entre autres de Léo Campion, Noël Noël et PierreDac il avait participé à un gala de solidarité avec Charles D’Avray au palais de la Mutualité.

Oeuvre : Il est l’auteur de nombreux livres et recueils de poésies dont : Les serpents d’or (1943), La gondole de marbre (1946), Jeanot à la campagne (1946), Jeanot à la montagne (1946), Le dernier bohême. Poême en 1 acte, en vers (1918), Tombs hôtel (1941), Montmartre avant Montmartre (1947), Bibliographie de l’oeuvre de Jean de la Varende (1964) i Inclinations, déboires et rêveries de Jean de la Varende. Étude la varendienne (1980, pòst mort.