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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CORTES (OLIVARES ?), Joaquin
Né à Jaén (ou à Ubeda) – mort en 1979 - MLE – CNT – Buenos Aires (Argentine) – Paris – Bruxelles - Barcelone (Catalogne) – Mexico
Article mis en ligne le 27 septembre 2011
Dernière modification le 2 décembre 2016

par R.D.

Joaquin Cortes (Olivares ?) qui militait dans les groupes anarchistes et syndicalistes dès le début des années 1910, serait revenu d’Argentine en Espagne en 1914. En 1916 il était emprisonné à Barcelone et en 1918 participait à une tournée de propagande à Tarragone avec Rosario Dulcet, L. Rodenas et Aiguaviva.

En 1919, pour des raisons inconnues, il s’enfuyait en Argentine où il allait résider à Buenos Aires jusqu’en 1927 où, expulsé d’Argentine à la suite de son militantisme, il arrivait à Paris où il retrouvait B. Durruti et F. Ascaso avec lesquels il s’était lié lors de leur séjour argentin. En janvier 1928 il participait avec une trentaine de militants (dont Bruno Carreras, Durruti et Ascaso) à une assemblée des groupes anarchistes de langue espagnole de la Seine où devait être préparé un congrés national devant se tenir à Lyon le 19 février suivant. Puis, sans doute sous le coup d’une exoulsion, il gagnait avec Durruti, Ascaso, Liberto Callejas, etc. Bruxelles où il allait rester jusqu’à la proclamtion de la République. Il était également avec Ruie le représentant de l’Espagne au Comité international de défense anarchiste (CIDA) reconstitué en 1929 et dont les autres membres étaient Lecoin et Perrin Odéon (France), Bifolchi (Italie) et Makhno (Russie).

Revenu à Barcelone avec les militants du groupe de Bruxelles, il participait au meeting du 1er mai 1931, mais s’éloignait des thèses défendues par la Fédération anarchiste ibérique (FAI), et, après avoir été le délégué du syndicat CNT du textile de Barcelone (30.000 adhérents) au Congrès tenu par la CNT à Madrid, signait en août le Manifeste trentiste. Il participait alors à de nombreux meetings et, fin 1931, à une tournée de propagande dans la comarcale de Lerida (Vinaixa, Vilasell, Arbeca, Borjas Blanca, etc). En mars 1933, comme tous les trentistes, il était exclu du syndicat du textile.

Après le coup d’état franquiste de juillet 1936, considéré comme un brillant orateur, il participait à de nombreux meetings, notamment à Vich, Castellon et Reus en 1936, puis l’année suivante à Barcelone et diverses ville catalanes (San Sadurni de Noia, Caldas de Malavella, Igualada, etc). Trésorier du Comité national de la CNT (novembre 1936) il fut désigné par le Comité national à l’officine de propagande extérieure CNT-FAI formé le 10 avril 1937 et dont faisaient également partie Martin Gudell et H. Rüdiger. En tant que membre du Comité régional catalan de la CNT il assista en 1937 à l’assemblée tenue en Aragon par les miliciens opposés à la militarisation.

Lors de la retirada de février 1939, il fut arrêté après avoir convoyé en France des enfants réfugiés et condamné à dix mois de prison pour « défaut de visa ». Il parvint par la suite à s’embarquer pour Cuba, puis en 1942 s’installa à Mexico où il s’opposa aux thèses de Garcia Oliver et organisa une Nouvelle FAI. En 1945 il intégrait le gouvernement républicain de Giral en tant que secrétaire des ministres nommés par la CNT.

Responsable en 1947 des contacts avec l’Espagne à l’Agrupacion CNT de Mexico, il fut en 1956 l’administrateur du journal CNT (Mexico, 43 numéros d’octobre 1955 à décembre 1960) dont le directeur était Juan Lopez et organe de la tendance dite collaborationiste. Après la réunification du mouvement libertaire au début des années 1960, il rompit avec la CNT en 1966 et fonda une nouvelle Agrupacion de la CNT de Mexico où il défendait des positions collaborationistes et avec laquelle il appuya les négociations menées en Espagne entre anciens militants de la CNT et les syndicats verticaux (affaire du « Cincopuntisme).

Joaquin Cortes est mort à Mexico en 1979.

Œuvres : - La CNT de España y la polirica (Mexico, 1956) ; - Por el sindicalismo hacia una España libre (Mexico, 1963) ; - Cartas libres (Mexico, co-auteur avec M. Gonzalez).


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