Dictionnaire international des militants anarchistes
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BRAGA, Faustino, Giuseppe

Né à Virle Treponti le 29 janvier 1903 — Tailleur de pierres — Italie — Saint-Martin-sur-Ocre (Loire) — Aragon
Article mis en ligne le 19 août 2010
dernière modification le 12 juillet 2024

par R.D.

Faustino Braga avait adhéré ai mouvement anarchiste dès son adolescence, après un bref passage dans le mouvement socialiste. Le 19 octobre 1921 il fut condamné à 25 jours de prison pour « outrages » à un représentant de la loi. Le 9 juillet 1922 il était une nouvelle fois condamné pour « coups et blessures ». Fin mars 1926 il émigrait en France, mais était rapatrié suite à une accusation de désertion émise en avril 1926. Suite à une dénonciation à Brescia comme « élément trsè dangereux pour l’ordre national de l’État », il était condamné au printemps 1927 à une assignation à résidence. Après avoir été condamné le 21 octobre 1927 à trois mois de prison pour « infraction à l’assignation », Faustino Braga s’exilait en août 1934 en France où il s’installait à Saint-Martin-sur-Ocre (Loire).

L’année suivante, suite à son militantisme, il était l’objet d’un arrêté d’expulsion et vécut alors dans l’illégalité. En septembre 1936 il partait comme volontaire en Espagne et s’enrôlait dans la section italienne de la Colonne Ascaso. Il fut par la suite membre du Bataillon de la Mort de Candico Testa et fut blessé le 16 juin 1937 sur le front d’Aragon à Huesca. Le journal Giustizia e Liberta (Paris) annonça par erreur qu’il avait été tué. Après son hospitalisation, il fut intégré à un Bataillon du génie sur le front de Teruel.

Passé en France lors de la retirada en février 1939, il fut interné au camp d’Argelès où il appartint au regroupement anarchiste Liberta o Morte, puis fut transféré au camp de Gurs en mars 1939. Enrôlé dans une compagnie de travailleurs étrangers, il fut envoyé pour renforcer les fortifications à la frontière franco-belge. Après la percée allemande de l’été 1940, il fut capturé par les nazis à Dunkerque. Remis à la fin de l’année aux autorités françaises, il fut interné à l’ancien hôpital militaire de Reims, transformé en camp d’internement. Début 1941 il demanda à pouvoir gagner Paris où se trouvait un de ses frères naturalisé français, mais au mois de juillet suivant il se trouvait toujours interné au Camp de Cazeaux.


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