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ANGONIN, Élie, Xavier, Paul

Né le 16 aout 1900 à Dôle (Jura) — mort le 10 décembre 1982 — Menuisier ; Ingénieur — Représentant de commerce — AFA — PCF — CGT — Paris 12 — Montpellier & Sète (Hérault) — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Oran & Alger

 
Elie Angonin

Élie Angonin, né de père inconnu et de Céline Angonin, fit des études aux Arts et Métiers et était ingénieur dans les transports de la région parisienne.

Après son service militaire (1918-1921), il demeurait en 1921 28 rue de Chalons (12e) et était déjà militant anarchiste. Secrétaire du groupe anarchiste du 12e arrondissement et avait alors pour compagne Isabelle Allin dite La Bournec (voir ce nom).

Le 24 octobre 1922, il était parti à Marseille où il avait été arrêté le 30.
Il fut condamné à un ans de prison et 5 ans d’interdiction de séjour le 15 janvier 1923 pour falsification de traites en faveur du mouvement anarchiste. Il avait été interné à la prison de Fresnes. Il avait été inscrit au Carnet B de la Seine le 9 janvier 1923.

Après sa sortie de prison le 5 aout 1924 (?), il alla à Cette (Hérault) où il habitait 10 rue du Pont Neuf où il partageait « un logement des plus médiocres (une chambre et une cuisine) » avec le frère de sa mère Marcel Guillon (né à Dôle le 29 juin 1905), Édouard Luna (né à Azrew, Oran, le 22 mai 1899) et Antoinette Luna (née à Mascara le 17 novembre 1894) et en mars lançait un appel dans Le Libertaire pour constituer une Fédération anarchiste de la région sud-ouest.

En septembre 1924, il était à Leysin (Suisse) avec Édouard et Antoinette Luna et dont ils furent expulsés le 21 avril 1925 pour « propagande communiste ».

Il s’insatalla ultérieurement à Montpellier à la Villa Marie-Eugène, Plan des Quatre Seigneurs. En 1928, il était militant de l’Association des Fédéralistes Anarchistes (AFA) de Montpellier et collaborait à son organe La Voix libertaire (Limoges, 1929-1939).

En 1930, représentant de commerce, il était le secrétaire du groupe d’action anarchiste de Marseille et en avril, à l’occasion du centenaire de la conquête de l’Algérie, devait tenir à Toulon une conférence sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, conférence qui se tint fin mai et fit présidée par Élie Simon, Bertrand et Charles Alerini du groupe « La Jeunesse libre ». À Marseille, le 22 novembre 1931, il fut avec Le Pen l’un des orateurs au meeting tenu par le Comité de défense sociale à la Bourse du Travail pour empêcher l’extradition des camarades Ouzounov, Boian et Stefanov condamnés à mort en Bulgarie.

À cette même époque il déclarait la franc-maçonnerie comme « une institution contraire à l’esprit libre, néfaste aux individus en puissance de libération et comme un obstacle foncier pour la lutte révolutionnaire » (cf. Le Libertaire, 28 février 1931).

Il collaborait à cette époque au bulletin Le Réfractaire (Paris, 13 numéros d’octobre 1927 à décembre 1932) organe de la Ligue des réfractaires à toutes guerres ainsi qu’à La Revue anarchiste (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à avril 1936) dont l’un des responsables était F. Fortin et qui n’était liée à aucune organisation.

Du 30 juillet au 30 septembre 1934, il fut employé comme croupier — il avait suivi les cours de l’école de la roulette à Paris — au Casino du Grand Cercle d’Aix-les-Bains (Savoie) où selon l’enquête du commissaire spécial chargé de la surveillance de cet établissement « L’attitude de cet employé a été correcte ».

En juillet 1935, il quitta Montpellier où il ft rayé du Carnet B de l’Hérault, et s’installa en Seine-et-Oise à Draveil où il fut immédiatement inscrit au Carnet B de la Seine-et-Oise.

Élie Angonin habita ensuite Oran (Algérie) où il adhéra au Parti communiste et devint l’un des responsables de la CGT (Voir sa notice complète dans le Maitron).

Élie Angonin est décédé à Paris (20e) le 10 décembre 1982.


Sources :

  • Arch. dép. Seine-et-Oise, 4 M 30 et 31.
  • Arch. dép. Hérault, 15 M 72.
  • Le Petit Méridional, 16 avril 1928.
  • Interview de N. Zannettacci par J. L. Planche.
  • Correspondance et rencontre avec R. Gallissot =notice de R. Gallissot in : Le Maitron : dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (https://maitron.fr/).
  • Arch. préf. police Paris BA 1899, 211w1.
  • René Bianco. Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, Aix-Marseille, 1987.
  • L’En dehors, 15 novembre 1931.
  • Arch. dép. Var 1M274.
  • La Voix libertaire, année 1930.
  • Le Libertaire, années 1921, 1931.
  • Arch. Nat. Fonds de Moscou 19940432 182.

Au moins 3 revues francophones parues sous ce nom (voir sur le site Bianco).

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