logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
EYCHENNE, Albert, Jean, Baptiste
Né le 24 juin 1898 à Castelnau Durban (Ariège) Manœuvre – UA - UACR – Paris
Article mis en ligne le 26 septembre 2016

par R.D.

Albert Eychenne s’était engagé volontaire le 11 avril 1917 à Saint Gaudens (Haute Garonne) et avait été libéré le 11 avril 1921 du 57ème Régiment d’artillerie de campagne. Monté en région parisienne, il demeura d’abord chez son frère Joseph à Villejuif, puis en 1925 au 33bis rue Galande (Paris 5ème arr.). A cette époque il travaillait comme manœuvre à l’usine des « Résidus urbains », quai de la gare à Ivry.

Membre de l’Union anarchiste (UA) et de la Fédération anarchiste de la région parisienne au moins depuis 1925, il était un lecteur régulier du Libertaire et de L’Emancipation (ou de L’Emancipé ?) l’organe de la Chambre syndicale de la maçonnerie. Le 3 juillet 1925, la police l’avait signalé comme ayant pris la parole à une réunion tenue 9 rue Louis Blanc par la Fédération anarchiste pour protester contre les procédés du Comité Sacco-Vanzetti. Il fut arrêté le 25 septembre 1925 à la Gare Saint Lazare lors d’une manifestation anarchiste contre la guerre du Maroc organisée par le Comité d’action révolutionnaire.

En septembre 1927, en raison de ses activités de propagande, il fut inscrit sur la liste des domiciles à vérifier périodiquement. Il était alors membre de l’Union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR), abonné au Libertaire et fréquentait régulièrement les réunions des groupes du 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 13ème et 14ème arrondissements. En octobre 1927 il déménageait au 26 rue des Halles.

Il a été candidat abstentionniste lors des élections législatives de 1928 (2ème circonscription) puis aux élections municipales de mai 1929 (quartier du Jardin des plantes). En décembre 1928 il avait épousé Jeanne Rey Pedehan (née le 30 janvier 1897 à Os Marsillon, Basses Pyrénées) qui travaillait comme fille de salle.

Au printemps 1930 il était avec sa femme Jeanne –et avec entre autres René Frémont, Lucile Pelletier, Maurice Catalogne, René Boucher, André Faucier, Albert et Suzanne Mazataud, Lucien Charbonneau et Georges Girardin – l’un des compagnons autorisés à rendre visite à Jean Ribeyron, militant de l’UACR, qui était alors « détenu politique » à la prison de la Santé.

En juin 1931 le couple avait déménagé au 103 rue Orfila, 20ème où son domicile continua de figurer sur les listes à surveiller. Le 14 juillet 1932 la police avait noté sa présence à la ballade champêtre au lac de Saint Cucufa, organisée par la Fédération anarchiste sous le couvert du Comité d’amnistie et de la ligue des combattants de la paix (LICP).

En octobre 1939, la police signala qu’il avait quitté son domicile en déclarant « être mobilisé ». Un rapport du 28 janvier 1941 précisait qu’il n’était pas reparu à son domicile et que son épouse s’était réfugiée à Toulouse, 43 rue des Chalets.


Dans la même rubrique

0 | 5

ESCOUBET, Gérard
le 2 mars 2019
par R.D.
EZQUERRA CEBRIAN, Andres
le 26 février 2019
par R.D.
ERNEST, François, Louis, Joseph
le 20 décembre 2018
par R.D. ,
Dominique Petit
EVRARD, Julien, Ernest
le 1er août 2018
par R.D.
ETIENNE, Etienne, Jean
le 15 juillet 2018
par R.D.