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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CHANTEMESSE, Florentin, Clément
Né à Marseille le 28 octobre 1874 - Journalier - Marseille (Bouches-du-Rhône)
Article mis en ligne le 6 janvier 2007
Dernière modification le 10 janvier 2020

par R.D., René Bianco
Florentin Chantemesse

Journalier, célibataire, Florentin Chantemesse demeura successivement : 14 rue Montaux (aujourd’hui rue E. Rostand) en 1896, 35 rue Gillibert et 65 rue Loubière. Il fréquentait les réunins anarchistes à partir de 1896, année où il fut suspecté d’être l’auteur de l’attentat qui avait eu lieu le 30 juillet dans la maison où il demeurait. Inscrit dans la 3ème catégorie en novembre 1897, il fit quelques causeries en 1898 et 1899 sur « machinisme, Aurorité, l’Affaire Dreyfus, les révoltes ouvrières ».

Avec quelques compagnons il perturbait les réunions électorales et présidait plusieurs conférences publiques, notamment celles d’Henri Dhorr. En février 1898 il fut avec Chaumel l’organisateur d’une conférence tenue au Bar de l’Alhambra au profit du compagnon Victor Rappole. Le 6 mars 1898 un procès verbal était dressé contre lui pour « cris séditieux ». Il collaborait aussi, semble-t-il, à la même époque au Libertaire.

A l’été 1900, avec Chaumel, il était monté à Paris où tous deux avaient été hébergés par Marestan. Il écrivit quelques articles dans Le Libertaire l’année suivante.

Le 9 février 1902, des compagnons du groupe animé par Richfeld (?) l’avaient aidé à déménager "à la cloche de bois" de son logement du Faubourg Saint Martin ; au cours de la bagarre qui s’en était suivi deux compagnons avaient été arrêtés et une dizaine d’autres s’étaient retranchés dans l’appartement en y entonnant des chants révolutionnaires. Après des négociations , tous sortirent paisiblement. Selon Le Libertaire, un des policiers aurait déclaré "Si tout le monde faisait comme vous, les propriétaires mourraient de faim !". (cf. Le Libertaire, 14 février 1902). Chantemesse travaillait alors comme marchand ambulant.

Puis il suivit une évolution spirituelle semblable à celle de Maurice Chaumel et ne parla plus beaucoup de « révolution » mais « d’évolution », la transformation sociale ne pouvant résulter, selon lui, que de la transformation morale et individuelle. Il s’écarta alors sensiblement du mouvement et soutint par la suite les candidatures socialistes contre la municipalité Chanot, en particulier celle du radical socialiste collectiviste Basset en mai 1904.


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