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JUVIGNY, Henri, Gustave “VAGNY”

Né le 28 juin 1889 à Etrépagny (Eure) — FCAR — CGT — Garçon de café ; Camelot — Lille (Nord)

 

Henri Juvigny était le fils d’Auguste Alfred Edmond Juvigny, brocanteur, et d’Esther Euphémie Hyppolite Gantier, laitière.

En 1909, Henri Juvigny avait hébergé le compagnon Boisleux à sa sortie de la prison de Lille et visitait en prison les compagnons Broutchoux et Lecoustre. Cette même année 1909, il avait été inscrit au Carnet B.

Au début des années 1910, il était, avec Duvernay l’un des animateurs du « Groupe d’éducation révolutionnaire » qui se réunissait au 58 rue de Tournai.

Le 25 février 1910, il nia avoir distribué lors du conseil de révision à Étrépagny la brochure antimilitariste À un conscrit. Il était alors domicilié 34 rue de la Barre, puis l’année suivante déménagea 12 rue Mathieu (ou Mahieu).

En juin 1910, il il avait fondé à Lille, le groupe d’éducation et d’action anarchiste « Union Revolucionnaire », qui se réunissait chaque semaine chez lui, au numéro 22 de la rue Augustins. Le 20 octobre 1910, il fit l’objet, comme plusieurs autres compagnons, d’une perquisition qui ne donna aucun résultat.

À l’automne 1911, il fut chargé de la souscription en faveur du compagnon Léon Lombart, gérant du Réveil du textile, qui venait d’être condamné par défaut à 50 francs d’amende et saisie sur salaire.

Ancien membre du « Groupe d’action et d’éducation syndicaliste » et du « groupe des Temps Nouveaux », ami de Broutchoux, Henri Juvigny fut candidat abstentionniste dans la 1re circonscription de Lille lors des élections législatives de 1914. L’année précédent il était le secrétaire du groupe de Lille et avait participé au congrès national tenu à Paris les 15-17 aout 1913 où avait été fondée la Fédération communiste anarchiste révolutionnaire (FCAR). Il travaillait à cette époque comme plongeur dans un café avant de devenir camelot (courtier en librairie) et demeurait 98 rue de Paris où se déroulaient les réunions du groupe dont faisaient entre autres partie Valecamps, Béranger, Decamps et Empire.

En 1913-1914, il fut le rédacteur en chef du Cri du peuple (Lille, 39 numéros, octobre 1913- 27 juin 1914). sous-titré « hebdomadaire communiste et de revendication sociale ».

En ce début des années 1910, il était également le responsable à Lille du Comité de défense sociale (CDS) et était inscrit au Carnet B.


Sources :

  • Arch. dép. Nord M3/174.
  • État civil d’Étrépagny.
  • Le Maitron : dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (https://maitron.fr/).
  • Bulletin du Comité de défense sociale, Paris, année 1912.
  • Arch. Nat. F7/13053.
  • Les Temps nouveaux, année 1911.