Jean-Baptiste Topazio s’était installé à Marseille en 1875. Marié et demeurant 33 Chemin de Saint-Just au quartier des Chartreux, il travailla d’abord comme marchand de bric-à-brac, puis comme maçon. Signalé par la police comme « carbonaro de vieille souche », il fut l’un des fondateurs du Cercle l’Union des peuples latins dont il s’en retira en 1884, à cause de « La présence d’indicateurs ». Participant régulièrement aux réunions des groupes anarchistes, il fut inscrit sur les listes d’anarchistes établies en mars 1892, mais la police notait qu’il s’était « passablement modéré » et qu’il vivait « quelque peu retiré de la vie politique ».
Lié au groupe antisyndicaliste Les Rénovateurs, avec notamment Torrens, Barnoin, Boisson, Meucci et Toun, il figurait cependant sur une liste de 14 propagandistes anarchistes communiquée par la Préfecture des Bouches-du-Rhône au Ministère de l’intérieur et fut, le 1er janvier 1894, l’objet d’une perquisition comme de nombreux militants à Marseille. J.B. Topazio, qui demeurait alors 7 place des Chartreux, fut expulsé par arrêté ministériel du 11 juillet 1894.