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Dictionnaire international des militants anarchistes
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GARCIA SEGARRA (ou SEGURA), Elias « CHARLOT » ; « ARISTARCO » ; « LEOPOLDINE »
Né en Catalogne (?) – tué le 20 mars 1937 ( ?) - Cheminot - MLE – CNT – Barcelone (Catalogne) – Séville (Andalousie) - (Leon)
Article mis en ligne le 5 juillet 2007
Dernière modification le 15 novembre 2014

par R.D.
Elias Garcia

Les informations concernant Elias Garcia Segarra dit Charlot sont pour le moins confuses. Ce représentant type de la tendance activiste où l’action violente se mêlait à un certain romantisme littéraire, serait né vraisemblablement en Catalogne – mais selon d’autres sources, il serait né à Bilbao, ou en Aragon ou encore au Leon. Il aurait été cheminot et après un licenciement serait venu chaque mois, pistolet à la main, pour toucher son salaire.

Entre 1913 et 1920 il était à Barcelone où il fréquentait le Centre ouvrier de Serralonga et, membre des groupes d’action, affrontait les pistoleros du syndicat libre. Dans les années 1919-1920 il collaborait à l’hebdomadaire Rebellion (Cadix). Très activement recherché, il passait en France en 1920 puis allait à Bilbao où il était blessé et arrêté lors d’un affrontement avec la police. Il était alors transféré à Barcelone et condamné à deux peines de prison à vie pour avoir abattu deux policiers qui avaient tenté de l’arrêter. Interné en 1930 à l’asile pénal de Puerto, cela ne l’avait pas empêché de participer en 1928 à la formation depuis la prison du groupe anarchiste de Cadix Germinal avec Vicente Ballester Tinoco, Elias Garcia, Lucero et d’autres. En prison il allait participer à plusieurs mutineries de prisonniers.

Libéré après dix ans de détention par l’amnistie suivant la proclamation de la République en 1931, il était très diminué physiquement mais reprenait son militantisme. Secrétaire de la fédération locale de Séville, il était en 1932 membre du comité régional andalou de la CNT et directeur de son organe Solidaridad Obrera (Séville). Puis il allait au Leon où il était emprisonné en décembre 1933. Au cours de son internement il donnait des cours de géographie et de sciences humaines aux autres prisonniers. En mai 1936 il participait au congrès de Saragosse comme délégué du Leon, en particulier dans la commission chargée de la motion sur « le communisme libertaire ».

Elias Garcia Segarra aurait été tué par un obus sur le front de Pozoblanco le 20 mars 1937 (mais selon d’autres sources en mars 1939 ?).

Elias Segarra avait collaboré à de nombreux titres de la presse libertaire dont Cultura y Accion (Saragosse, en 1922-23), Etica, Iniciales (1929) Redencion, La Revista Blanca, La revue Internationale Anarchiste (Paris en 1924), Solidaridad Obrera (Seville, Bilbao, Gijon, Barcelone…). Il fut également directeur de l’édition levantine de Solidaridad Obrera (Valence).

Œuvres : Elias Garcia, parallèlement à son activisme, fut l’auteur d’un grand nombre poésies et de nouvelles d’une bonne qualité littéraire : - Cain y Abel (Barcelone, 1927) ; - Cantigas de montaña (Barcelone, 1927) ; - Esclavitud (Barcelone, 1929) ; - Fatalidad (Barcelone, 1928) ; - Firmo el aedea (Barcelone) ; - Jobas el errante (Barcelone, 1930) ; - Laudo de amor (Barcelone, 1927) ; - Letras, lira rebelde (Barcelone, 1927) ; - El nihilista (Madrid, 1923) ; - Paginas poeticas : el presidario (Madrid, 1922 ou 23) ; - El primer amor (Barcelone, 1928) ; - La Roja (Madrid, 1922 ou 1923) ; - El surtidor.


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