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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FERNANDEZ SANCHEZ, Aurelio « GONZALEZ » ; « MARINI » ; « COLAS » ; « Charles ABELLA » ; « EL COJO » ; « EL JEREZ »
Né à Corredoria (Oviedo) le 29 septembre 1892 – mort le 21 juillet 1974 - FAI – MLE – CNT – Asturies – Barcelone (Catalogne) - Paris – Belgique – Mexico
Article mis en ligne le 17 mai 2007
Dernière modification le 19 septembre 2019

par R.D.
Aurelio Fernandez Sanchez (1936)

Dès 1922 Aurelio Fernandez Sanchez était membre du groupe d’action Los Solidarios aux cotés de J. Garcia Oliver, B. Durruti et J. Ascaso. Après le congrès anarchiste tenu en 1922 il avait été chargé de s’occuper des Comités antimilitaristes et devenait en 1923 l’un des responsables de leur Comité de relations. Le 1er septembre 1923 il participait avec le groupe Los Solidarios à l’attaque de la Banco de España à Gijon. Le 24 mars 1924, pendant la dictature de Primo de Rivera, il était arrêté à Barcelone mais parvenait, encore menotté, à s’échapper puis à passer en France.

Il vivait alors à Bagnolet où il travaillait comme ouvrier ajusteur et était impliqué dans un complot pour tuer le roi Alphonse XIII ; il se cachait alors avec Garcia Oliver au Parc de Saint Maur avec l’aide de M. Pérez, avant de partir pour la Belgique. En 1926 il retournait en Espagne et était arrêté en décembre à Bilbao avec sa compagne Maria Luisa Tejedor pour sa participation au complot dit du pont de Vallecas. Libéré rapidement, il ne tardait pas à être à nouveau emprisonné et jugé à Oviedo en juin, puis en septembre 1927, à Pampelune en janvier 1928, et à Cartagène en 1930 où il était condamné à 23 ans de prison.

Libéré avec l’amnistie suivant la proclamation de la République, il participait alors à de nombreuses actions menées par la FAI et à la « gymnastique révolutionnaire » préconisée par J. Garcia Oliver. Début 1932 il était aux Asturies et participait comme délégué de la construction d’Oviedo au plenum régional tenu en février. Sa participation à l’insurrection de 1933 lui valait d’être une nouvelle fois emprisonné à Burgos et à Valence.

Dès le début du soulèvement franquiste de juillet 1936, il était nommé délégué de la FAI au Comité central des milices antifascistes de Catalogne où, avec José Asens il organisait les patrouilles de contrôle et s’opposait à l’’entrée des libertaires au gouvernement. En septembre 1936 il était nommé secrétaire général de la Junte de sécurité intérieure de Catalogne, poste qu’il occupera jusquà la dissolution de la Junte en avril 1937. Il devenait alors Conseiller à la santé publique et à l’assistance sociale du gouvernement de la Generalitat de Catalogne. Peu après il aurait été emprisonné sur pression des nationalistes basques et aurait été libéré sur intervention de Garcia Oliver. En décembre 1937, il aurait été le secrétaire général de la CNT. En mai 1938 il était nommé membre du Comité exécutif du Mouvement Libertaire Espagnol (MLE).

Sa femme l’institutrice Violette Fernandez, avec laquelle il s’était marié en 1934 à Barcelone, avait quitté l’Espagne à l’été 1938 pour prendre la direction de la colonie d’enfants évacués organosée à Colombes au 5 rue de la Gare.

Exilé en France par le Perthus le 28 janvier 1939, lors de la Retirada, et figurait dès le 9 février sur une liste de militants recherchés par la Sureté nationale. Il fut arrêté à Paris le 14 février 1939 suite à ses antécédents judiciaires et fut assigné à résidence à Rennes dès le 16 février avec "interdiction de se rendre dans les camps d’espagnols" et obligation de pointer chaque matin au commissariat. Il était alors logé à l’hôtel Piré, rue du Champ de Mars.

Il émigrait ensuite au Mexique où il allait soutenir la tendance (appelée Ponencia) de J. Garcia Oliver (1942) et devenir le secrétaire de cette tendance. Il se rapprochera ensuite des positions de la CNT dite apolitique et a été délégué aux congrès confédéraux tenu en 1961 à Limoges (congrés de réunification de la CNT), puis à Montpellier en 1965.

Aurelio Fernandez Sanchez est mort à Puebla (Mexico) le 21 juillet 1974.


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