Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

BERNARD, Charles, Nicolas

Né le 21 mai 1874 à Rambervillers (Vosges) — Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Article mis en ligne le 25 octobre 2022
dernière modification le 12 juillet 2024

par R.D.
Charles Bernard

Charles Bernars fut l’objet à partir de 1894 à de nombreuses condamnations : 3 mois de prisonà Belfort (7 septembre 1894) pour abus de confiance ; 4 mois pour ecroquerie à Orange (21 février 1895) ; 3 mois pour le même motif à Aix (5 mars 1895) 6 mois pour abus de confiance à Mirecourt (30 juillet 1895). Il était alors au service militaire et avait été condamné le 11 juillet 1895 par un conseil de guerre à Chalons à 3 ans de travaux publics pour vol et désertion. Envoyé dans les compagnies disciplinaures, il fut de nouveau condamné par un conseil de guerre à Tunis le 28 octobre 1896 à 2 ans de prison pour vol. Le 25 février 1897 il était condamné à Bône (Algérie) où il était semble-t-il sergent des Chasseurs à pieds, à 6 mois de prison pour vol et escroquerie. Il parveanit à s’évader du pénitencier militaire de Bône et regagnait la métropole.

Les 16 et 18 décembre 1897, il était condamné à Nancy à 15 mois et un an (peines confondues) pour abus de confiance. Le 9 janvier 1899 il était condamné à Douai à 2 ans de prison et rélégation pour « abus de confiance ». Peu après il s’évadazit de l’hôpital militaire de Lille où il avait été transféré pour un phlegmon du genou.
Lié à un groupe de cambioleurs anarchistes — en relation notamment avec Placide Schouppe — il fut l’auteur, le 10 juin 1898, avec Bernard Desmons dit Albert et Fernand Prevallet dit Frumy d’un cambiolage (120.000 frncs de titres) à Rosières en Salines (Meurthe-et-Moselle).
Il fut arrêté à Zürich le 22 novembre 1899 avec sa compagne dite Marie Debout qui était la fille de Placide Schouppe, avec ce dernier et Gabrielle Osseda (née Tempere) et les faux monnayeurs Carri et Franchi. Il fut extradé avec ses compagnons d’abord à la prison de Belfort puis à Nancy en attente d’instruction avec Desmons et Prevallet pour le cambrillage de juin 1898.

Il aurait utilisé de nombreuses identités dont « Villantroy, Mathieu, Albert Émile Keesmaecker, Richard Drosz, Vermesch, Vinger ou Morel ».


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