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ANGELOV, Todor
Né à Kustendil le 20 décembre 1900 – fusillé le 30 novembre 1943 - FACB – Kustendil – France – Espagne – Bruxelles (Belgique)
Article mis en ligne le 11 décembre 2019

par Nick Heath, R.D.
Todor Angelov

Fils d’un tailleur de pierre, et d’une tisserande et blanchisseuse, toutes deux réfugiés bulgares de Macédoine, Todor Angelov alors qu’il était étudiant, était devenu anarchiste et un militant très actif de la Fédération anarchiste communiste bulgare (FACB) au niveau national. Il avait participé au congrès FACB de Yambol en 1923. Il avait épousé Aleksandra Sharlandzhieva la même année et plus tard dans l’année avait participé au soulèvement de septembre. En 1925, il fut condamné à mort par les nationalistes de l’IMRO mais avait réussi à s’échapper à l’étranger avec sa famille.

Après avoir passé quelque temps en Autriche et en France, Angelov et sa famille s’étaient installés en Belgique en 1927. En 1930, ils avaient été extradés pour "trouble à la paix publique". Angelov s’était alors installé au Luxembourg pendant que sa femme et sa fille retournaient en Bulgarie. En 1932, il fut autorisé à retourner en Belgique. Il était en contact avec les anarchistes bulgares en exil en France et avait rencontré Nestor Makhno à Paris. Makhno vivait alors avec sa femme et son enfant dans la maison de l’anarchiste bulgare Nikola Tchorbadieff.

Lors de de la Révolution espagnole, Todor, utilisant une chaîne illégale d’anarchistes bulgares organisée par Hristo Kazandjiev, arriva en Espagne vers l’automne 1936. Il fut affecté au bataillon Georgi Dimitrov dominé par les communistes des Brigades internationales, mais les chefs du bataillon avaient averti les membres qu’il « n’était pas l’un des nôtres ». Après le départ des Brigades à l’automne1938, Todor Angelov resta en Espagne jusqu’en avril 1939, travaillant avec les anarchistes espagnols puis passa en France sans doute lors d la Retirada.

De retour en Belgique, en 1942, il organisa un groupe de 25 combattants, principalement des Juifs d’Europe de l’Est, au sein de l’un de premiers groupes de résistance armée qui agit sur le territoire belge contre les nazis. Le groupe opérait principalement autour de Bruxelles et mena 200 actions (sabotages, destruction de dossiers des juifs belges…) .

Todor Angelov a été capturé au début de 1943, interné au camp de prisonniers nazi de Fort Breendonk et exécuté par la Gestapo le 30 novembre 1943.

À la fin de la guerre, il a été déclaré « héros national de la Belgique » et a reçu un grade de colonel à titre posthume dans l’armée belge ainsi qu’un monument érigé à Schaerbeek, au nord-est de l’agglomération bruxelloise, où il avait vécu.

Un mythe a été colporté par les communistes belge et bulgare selon lesquels il avait été membre de leurs partis. Dans l’entrée Wikipédia pour lui, vous pouvez lire qu’il était membre du Parti communiste bulgare dès le début de sa vie, tout en étant impliqué dans « l’aile gauche anarchiste » de l’IMRO !!.

De nos jours, il est simplement affirmé en Bulgarie qu’il était un « antifasciste », sans mentionner qu’il était un communiste anarchiste révolutionnaire. Les mythes sur Angelov semblent avoir été facilités par sa fille, l’écrivain Svoboda Bachvarova, qui a écrit un livre en trois volumes sur son père. Ses mentions des affiliations communistes de son père devraient être écartées.


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