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TACQUE, Georges, Victor

Né le 12 aout 1878 à Chaumont (Haute-Marne) — Mort le 2 décembre 1945 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) — Ouvrier gantier ; cafetier — Chaumont — Paris — Saint-Ouen

 
Fin d’une communication de Tacque dans Le Libertaire (2 janvier 1910)

Georges, Victor, Tacque naît le 12 aout 1878 à Chaumont (Haute-Marne) d’Anne Bouant et de Jean-Pierre Tacque.

Le 13 juillet 1901, il épouse Berthe Hélène Levy à Chaumont. Deux enfants naissent de cette union : Georgette Tacque (1902-1957) et Raymond Tacque (1904-1968). Pendant cette période, Georges Tacque milite à Chaumont, où, début 1904, il organise une conférence avec Louise Michel et E. Girault.

En 1905, Tacque réside au 46, rue de la République à Saint-Denis. En mars 1907, il est invité à participer à la réunion de la commission de propagande du Groupe d’Union socialiste du Bel-Air, où il réside alors avenue du Bel-Air (12e).

L’année suivante, il est noté comme participant à une levée de fonds en soutien des grévistes de Draveil par L’Humanité. En 1908, Tacque réside au 16, rue Joly à Bruxelles (Belgique) un temps puis retourne à Chaumont, s’installant au 6, avenue Carnot, où il tient un café.

Début 1909, il organise un nouveau groupe formé à Chaumont, nommé le « Groupe révolutionnaire chaumontais ». Les causeries du groupe, réunies tous les samedis, se déroulent dans son café. Dans une brève communication au Libertaire, le groupe demande aux compagnons disposant de vieux livres et brochures de les leur envoyer si possible, afin de pouvoir constituer une bibliothèque militante.

Au printemps 1910, Tacque est l’animateur du comité local antiparlementaire et publie un article signé dans Le Libertaire du 2 janvier 1910 invitant les anarchistes à se mobiliser pour les élections législatives tenues la même année. Un autre article de même nature est publié dans le journal le 20 février suivant par le groupe. Bien que ce deuxième article soit anonyme, il est mentionné comme la personne à contacter et on peut supposer qu’il n’est pas étranger à sa rédaction.

En 1911, de retour en région parisienne, il réside au 18, rue des Dames à Paris (17e).

En 1913, demeurant au 31, rue d’Orsel à Paris (18e), il divorce de Levy et se remarie le 13 juillet 1915 avec Lucie Eugénie Payn à Saint-Ouen.

Tacque est inscrit au Carnet B et en 1916, il est mobilisé dans un régiment d’infanterie.

Pendant la période s’étendant de 1914 à 1921 au moins, il réside successivement au 30, rue Poissonnière à Paris (2e) et à Troyes, rue Urbain IV, en 1916.

En 1925, il demeure au 3, villa Clotilde à Saint-Ouen et y liquide sa société, Bertoux & Tacque.

Tacque se marie le 22 mars 1930 avec Albertine Estelle Arnouls à Saint-Ouen.

Il y meurt le 2 décembre 1945 d’une asphyxie due à un poêle défectueux, suivi quelques heures plus tard par son épouse, morte à l’hôpital Bichat.

Tacque est enterré au cimetière communal de Saint-Ouen (div. 1, ligne 6, sépulture 15).


Sources :

  • Recherches généalogiques et historiques de Gilles Braschi sur son ancêtre (en particulier sur les domiciles, mariages et décès) (consulté en avril 2026)
  • Arch. Nat. F7/13053.
  • Les Temps nouveaux, années 1903, 1909, 1910.
  • L’Humanité du 6 mars 1907 et du 18 juin 1908.
  • La Petite République du 4 juin 1907.
  • Le Libertaire du 7 février 1909, 2 janvier, 7 et 20 février 1910.