Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site

Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

CHAUVIERE, Emmanuel, Jean, Jules

Né le 13 août 1850 à Gand — mort le 2 juin 1910 — Typographe — Paris — Londres
Article mis en ligne le 19 octobre 2017
dernière modification le 23 juillet 2024

par R.D.

Emmanuel Chauvière était né à Gand de parents français et vivaut à Paris depuis son enfance.`

Il fut un militant blanquiste, mais certaines informations le liant au mouvement anarchiste, corespndent sans doute à un autre Chauvière.
Emmanuel Chauvière avait été condamné à Parus à plusieurs reprises : le 28 janvier 1869 à 1 mois de prison et 16 francs d’amande pour “coups sur des agents de la force publique” ; le 3 août 1870 à 2 mois de prison et 100 francs d’amede pour “excitation à la haine”.

Après la Commune à laquelle il avait actovement participé, et après une condamnation en décembre 1871 à 5 ans de prison, il avait gagné en novembre 1876 Bruxelles où il allait travailler comme imprimeur et comme courtier en librairie. Le 2 octobre 1877 il avait épousé Maria T Aglaé Toilliez, citoyenne belge, dont il aura le 30 octobre 1878, un fils, Jean Louis
En avril 1880 il avait publié à Bruxelles le jouranl Les Droits du Peuople. Lors des meetings il préconisait les moyens pacifiques, mais ajoutait que « si le but ne peut être atteint en parlementant, il faudra arriver à la révolution sociale par la force des armes ». Il glorifiait égalemnt la Commune de Paris et l’héroisme de Louise Michel détenue en Nouvelle-Calédonie. A l’été 1881 il était avec Charles Steens, l’un des rédacteur de l’hebdomadaire La Justice sociale. En janvier 1882 il avait été nommé au comité de la Ligue républicaine socialiste.
.
Suite aux troubles de 1886 il avait été l’objet cette même année d’un arrêté d’expulsion et était revenu à Paris.
A son retour à Paris il avait travaillé comme commis à l’Hôtel de Ville, puis avait été élu conseiller municipal de Paris. Il était également membre de la rédaction du Cri du Peuple.

A la fin de l’été 1888 il avaot été mandaté par les blanquistes de Paris pour aller en Belgique faire une série de conférences afin de « réorganiser les cercles réunis et de concurrencer les anarchistes ». Il fut arrêté et l’objet en octobre 1888 d’un nouvel arrêté du Royaume, arrêté dont il demandera l’abrogation en 1909 lors d’un voyage en Belgique où il éait l’un des délégués de la Fédération maçonnique dont il était le Vénérable.

En 1890 il fut l’un des délégués au congrès international du Parti ouvier tenu à Bruxelles.

Le 9 mars 1893, Emmanuel Chauvière — est ce le même ? — avait participé à Paris avec une cinquantaine de compagnons à la “cavalcade anarchiste” en faveur de l’abstention, organisée Place de la République par Eugénie Collot (voir ce nom). Début juillet 1893, avec plusieurs autres compagnons dont Renard, Bichon, Gibier, Millet et Brunet, il avait participé aux émeutes du quartier latin suite à la mort d’un étudiant. Lors du pillage d’une armurerie rue de Rennes, il avait été blessé à une main par un éclat de verre lors du bris de la vitrine.

A l’automne 1893 un Chauvière se trouvait semble-t-il à Londres et des quêtes étaient faites à son profit lors des réunions à Paris.

En septembre 1895 il n’avait pas été autorisé à se rendre en Belgique our assister au cngrès de la Libre Pensée.

De 1893 à sa mort le 2 juin 1910, il fut député du parti socialiste.

Sagit il du Chauvière qui en 1903 participait aux réunions de La Jeunesse anarchiste du XVe arrondissement.


Dans la même rubrique

CHAUMELIN, Odilon, Léon, Jean Baptiste

le 21 juin 2024
par R.D. ,
Dominique Petit

CHANTEGRELET

le 16 juin 2024
par R.D.

CHANDERLOT

le 16 juin 2024
par R.D.

CHANDELIER

le 16 juin 2024
par R.D.

CHACON PEÑA

le 19 avril 2024
par R.D.