De nationalité Suisse, Pacifique Grandjean avait été signalé en février 1887 à Lyon lors de l’enquête suivant l’explosion de deux bombes au Palais de justice. Il résidait au début des années 1890 à Lyon au 50, rue Bugeaud, et travaillait comme garçon de peine. À l’automne 1893, il serait parti pour Grasse. Le 10 mars 1894, il fut l’objet à Lyon d’une perquisition puis d’un arrêté d’expulsion qui n’avait pu lui être notifié.
En Suisse il aurait fait partie à Genève du groupe Steiger-Dalloz et était qualifié par la police de « voleur ». Il s’agit vraisemblablement de l’un des frères Granjean, signalé à l’aitomne 1891 comme membre d’un groupe de cambrioleurs et faux monnayeurs anarchistes, dont faisaient entre autres partie Ferdinand Panchard (ou Cauchard), Heller ou Keller, Lanner, Girard soit Van Gestel, Gauthier et Paris, ces trois derniers déserteurs français, groupe qui était en contact avec celui de Moïse Ardaine. Son frère Joseph était également emploté des postes et membre du groupe. Tous deux furent soupçonnés de divers vols commis dans le bureau de poste.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)