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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ELIZALDE MANEN, José
FAI – CNT – Barcelone (Catalogne) – France – Cuba ( ?)
Article mis en ligne le 13 octobre 2014

par ps

Anarchiste de tendance individualiste et franc-maçon, José Elizalde Manén fut l’un des propagandistes et traducteurs en Espagne de divers textes de Berneri, Jean Grave, P. Istrati, C. Malato et Han Ryner dont il se disait le disciple.

En 1917, dans les colonnes de Tierra y libertad, il se montrait partisan de l’utilisation de l’espéranto et de l’Ido et fut le fondateur avec notamment José Abella Pérez, Amelina Alsina et Pedro Marcilla de la fédération idiste Hispania-Ido Federuto. Il fut par la suite le responsable d’une académie de langues à Barcelone et l’un des animateurs de l’Ateneo naturista eclectico du quartier de Clot (Barcelone), fondé en 1926, époque où il vivait au quartier de Gracia.

En 1928 il était le président de la Fédération nationale des individualistes et l’un des fondateurs avec Miguel Miro de la Fédération naturiste de Catalogne. Il était également le directeur de la revue Etica (Barcelone 1927-1929) publiée par l’Ateneo. L’année suivante il était le secrétaire du Comité péninsulaire de la Fédération anarchiste ibérique (FAI) où, soupçonné à tort d’être un indicateur, il fut remplacé en 1930 par Juan Manuel Molina. Il était également en 1930 le directeur de la revue d’éducation individuelle Iniciales (Barcelone, 1929-1937) et de Tierra y libertad (Barcelone) l’organe de la FAI. Lors de la conférence nationale tenue par la FAI en juin 1931, il fut accusé de déviationnisme avec Manuel Sirvent et Manuel Hernandez, et interdit d’exercer provisoirement tout poste de responsabilité dans l’organisation.

Après le coup d’état franquiste de juillet 1936, il fut membre des services d’enquête et de police formés par la CNT-FAI et dirigés par Manuel Escorza, puis fut l’un des délégués de la FAI en France. On perd ensuite sa trace jusqu’en 1947 où il réapparait à Lesperon (Landes) avec Goiciechea et Cobo qui venaient d’arriver d’Espagne. José Elizalde Manén aurait ensuite émigré aux Amériques où à la fin des années 1950, lors de la révolution castriste, il était semble-t-il à Cuba.

Outre les titres cités ci-dessus, José Elizalde avait également collaboré à Adavante (Valence, 1927) , Despertad (Vigo, 1928), Generacion consciente (Alcoy, 1926), La Revista blanca où il publia de nombreuses traductions et Solidaridad Obrera.


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