logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
BERARD, Adolphe
Né le 26 septembre 1841 à Paris 5 - Ebéniste - Paris
Article mis en ligne le 1er juillet 2014
Dernière modification le 20 février 2020

par ps
Adolphe Berard

Adolphe Bérard était membre en 1882 du groupe de propagande anarchiste de Paris dont faisaient entre autres partie Emile Gautier, Courapied, Gallois, Thomachot et Vaillat. Ce groupe avait pour but de publier à intervalles réguliers – tous les mois si c’était possible – et dans toutes les occasions qui paraîtraient propices, des placards, des affiches, des brochures, des manifestes où seraient exposées les théories anarchistes. Le groupe envoya une circulaire à tous les groupes anarchistes de France, pour solliciter des fonds afin de pouvoir réaliser son projet.

Le 23 janvier 1883 à la salle Rivoli (104 rue Saint Antoine), Bérard avait été aux cotés de Louise Michel, l’un des orateurs d’une réunion au profit des familles des condamnés du procès des 66 à Lyon (voir Toussaint Bordat), où il avait notamment déclaré que « ce n’était pas de gaieté de cœur que les anarchistes se serviront de la dynamite pour régénérer la société, c’est parce qu’ils sont convaincus, et que l’expérience est là pour leur démontrer que la révolution ne peut se faire que par la force. »

Demeurant 2 rue Germain Pilon (XVIIIème), il était le rédacteur de la revue Le Glaneur anarchiste (Paris, au moins 2 numéros en janvier et mai 1885) dont le gérant était N. Vignon et qui aurait eu une première série en 1884. Bérard fit partie des signataires du manifeste « Les fondateurs de Terre et liberté aux anarchistes » paru dans le n° 12 du 10 janvier 1885 du journal, pour dénoncer les calomnies affirmant que le périodique avait été fondé avec l’argent de la police. Le manifeste accusait Jules Guesde de diffuser ces fausses informations.

Il fut fiché comme anarchiste en mars 1894.

Au début des années 1900 il allait parfois sur la commune de la Chapelle sur Crécy (Seine et Marne) où il était propriétaire d’une maison et où son attitude ne donnait lieu à aucune critique. Toutefois le commissaire, considérant que son domicile principal était à Paris, laissait à la Préfecture de police le soin de le radier ou non des listes d’anarchistes.


Dans la même rubrique

0 | 5

BERNARD, Jules
le 27 avril 2020
par R.D. ,
Guillaume Davranche
BERRUTI, Carlo « Charles BERRUTI »
le 17 février 2020
par R.D. ,
Gianpiero Bottinelli
BERNARDI, Aldo
le 9 décembre 2019
par R.D.
BERTHOLAT, P.
le 28 novembre 2019
par R.D.
BERTHO, François, Elie
le 28 novembre 2019
par R.D.